13 mai 2008
Résultats du sondage
La question: Selon vous, qu'est-ce qui fait vendre un album jeunesse ?
Réponses:

La couverture et les illustrations. (39 votes)
Le libraire. (4 votes)
L'histoire. (3 votes)
Le diffuseur de la maison d'édition. (3 votes)
Un sujet à la mode: princesses, dragons, pirates... (3 votes)
Internet. (2 votes)
La promotion sur des sites spécialisés. (2 votes)
La série. Albums avec des suites. (2 votes)
Les noms des auteurs. (2 votes)
Un sujet original. (2 votes)
La maison d'édition. (1 votes)
La télévision. (1 votes)
Le prix. (1 votes)
Les bibliothécaires. (1 votes)
La visibilité sur les salons du livre. (0 votes)
Publié dans Sondage | Lien permanent | Commentaires (8) |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook






















Commentaires
C'est les libraires qui vont être contents ! Je pense, en effet, que le visuel et le conseil d'un libraire font toute la différence. C'est une donnée à ne pas négliger. Qu'en pensez-vous ?
Ecrit par : Luciola | 13 mai 2008
Hmmm, au vu du sondage, il me semble que les gens qui ont votés sont quand même essentiellement des illustrateurs, ou passionnés de belles images, non ? Parce que moi ça me parait plus complexe que ça...
Mine de rien le boulot du diffuseur est quand même pas à négliger, et la qualité du bouquin ne tient pas qu'à ses images... L'histoire peut vraiment faire la différence...
Et au delà du seul libraire, je dirais surtout : le bouche à oreille... Ca peut passer par le libraire mais il n'est pas le seul.... Et c'est la qualité du livre qui fera marcher le bouche à oreille !
En tout cas, je pense que la réalité est moins tranchée que sur ce diagramme...
Merci pour ton blog Luciola, j'y passe de temps en temps...
Ecrit par : Didoune | 14 mai 2008
Oula ! Le bouche à oreille pour un livre… C'est risqué de compter dessus. L'histoire a en effet beaucoup d'importance car, c'est l'histoire qui fera qu'un libraire mettra l'ouvrage en pile et le proposera à ses clients.
Je pense aussi que la réalité est moins tranchée. Le représentant est capital, car c'est lui qui va porter en premier le livre, l'image de la maison d'édition et ses moyens. Souvent on voit de très bon livre, mal imprimés ou d'une qualité médiocre… Et bien sûr si on se nomme Rebecca Dautremer on risque de ventre plus. Le livre est un tout.
A bientôt Didoune.
Ecrit par : luciola | 15 mai 2008
je suis bien d'accord avec toi, didoune, ça me semble plus compliqué que ça. Je pense aussi que le travail du diffuseur est primordial... C'est pas compliqué, c'est par le diffuseur que le livre arrive ou pas dans les librairies, donc... Mais c'est sûr qu'il y a aussi mille autres facteurs qui jouent.
Ecrit par : lionel | 15 mai 2008
Ce sondage reflète aussi une tendance qu'ont certains éditeurs, de choisir un joli emballage et ne rien mettre dedans. Nous vivons dans une société qui juge beaucoup sur l'apparence. Certes, les illustrations jouent un grand rôle, mais qui définit le "beau" aujourd'hui? Pour ma part, j'aime beaucoup les illustrations plutôt sobres et qui testent les limites de la représentation. Je ne pense pas que mes goûts soient ceux communément répandus. Du coup, je fais certainement du "laid". Alors, est-ce que pour réussir, il faut adopter la définition du "beau" de la majorité?
Ecrit par : luciola | 17 mai 2008
J'ai voté "le libraire" parce que c'est lui qui est en contact direct avec le client/lecteur.
Mais son influence est, j'en suis certain, bi-directionnelle : il influence sa clientèle, mais il influence également toute la chaîne du livre en amont, désormais.
Je m'explique :
Un diffuseur connait les attentes des libraires (ce qui se vend le mieux, les formats faciles à disposer, les thématiques qui portent, le retour direct sur certaines tomes 1). Le diffuseur en fait part à l'éditeur qui adaptera ses ouvrages par rapport à la cible visée (clients) et au circuit de ditribution choisi. Enfin, l'éditeur recadre tous les projets qu'un auteur/illustrateur peut lui proposer avec ces facteurs précédemment cités qui sont déterminants à ces yeux.
En ce sens, étant donné la surproduction de livres jeunesse et le peu d'espace disponible en librairie (malheureusement) je crois que le libraire peut aujourd'hui orienter certaines règles du marché.
Cela a du bon si ses goûts correspondent à nos aspirations artistiques, qu'il sait mettre ce pouvoir à profit pour faire découvrir des ouvrages de qualité à sa clientèle, qu'il sait conseiller avec bienveillance.
Cela peut être nuisible s'il a uniquement des intentions commerciales (vous aussi, vous voyez Dora partout?) et je pense notamment aux magasins de livres qui ne sont pas libraires à mes yeux mais qui engrangent, je pense, une majorité des ventes.
Je crois qu'ils ont un impact important sur la production et le succès commercial d'un livre.
Je pense que le diffuseur est dépendant du libraire, l'éditeur dépend du diffuseur, et l'auteur de son éditeur. Tout cela pour faire du sur-mesure et "répondre aux attentes du marché" comme on dit.
Je pense enfin que la plupart des personnes qui ont voté à ce sondage ont répondu à une question différente : "Qu'est-ce-qui vous pousse à acheter un livre?"
Ecrit par : Ange | 22 mai 2008
Ange. En effet, on pourrait croire que le client (le libraire) peut agir sur le travail éditorial. Mais, mon expérience me dit le contraire, heureusement d'ailleurs. Le représentant et le libraire, qui sont pourtant sur le front, ne sont pas sollicités par les éditeurs. Il y a une sorte de barrière entre les "vendeurs" et les "créateurs". Quand un éditeur descend en librairie, il pose quelques questions mais c'est infiniment rare. J'ai croisé un seul éditeur en 4 années de librairie. Je pense normal que cela se passe ainsi. Mais, peut-être que dans le futur les choses peuvent changer. Imaginez que la Loi Lang soit abrogée ?
Par contre, le libraire a tout pouvoir pour la composition de son fonds. Car, c'est lui qui achète (Enfin, dans les librairies indépendantes, car dans les autres, les achats sont souvent centralisés par des acheteurs nationaux). Et il a aussi tout pouvoir pour mettre en avant tel ou tel artiste ou éditeur. C'est une sacrée responsabilité !
Ecrit par : Ezra | 23 mai 2008
Bonjour Ezra,
je comprends tout à fait la situation dont tu parles.
Je pense que je n'ai pas assez précisé la différence que je faisais entre les libraires et les "vendeurs de livres".
Je pense notamment aux grandes surfaces et aux réseaux Virgin, Fnac, etc... enfin je ne veux pas faire de généralités non plus car chaque chef de rayon peut avoir une influence dessus (j'ai travaillé dans ce secteur il y a quelques années).
Mais concernant ces réseaux, dont j'ai une petite expérience côté vendeur et côté auteur/illustrateur, je peux affirmer que c'est la grande distribution (ou le magasin vendeur) qui fixe les règles (formats pour la mise en rayon, place du titre sur la couverture, thèmes, etc...).
En tous les cas, si l'éditeur ne se tient pas au plus près des résultats des ventes de séries précédentes, il prend le risque de voir son ouvrage oublié par ces enseignes.
Voilà pourquoi on se retrouve avec 25 personnages qui prennent leur bain (et mon Tikiko aussi), parce qu'il parait que "ça marche".
Alors chaque éditeur veut avoir des personnages qui marchent, avec des thèmes qui marchent, pour limiter les risques qu'il prend, et on se retrouve avec une production inspide et redondante. Je suis persuadé qu'un (vrai) libraire cherche au contraire la diversité et la qualité.
Pour lui, et pour ses clients.
On nous fait croire que les clients sont sensibles à ces thèmes car ils leur correspondent : je pense plutôt que ces ouvrages leur correspondent car ils sont très orientés sur ce qui a déjà fonctionné. On tourne en boucle.
L'éditeur est très à l'écoute des résultats et adapte sa production en fonction.
En ce sens, je pense que le circuit production/distribution est très (trop...) cohérent. Peu de surprises, vraiment. En tous les cas, c'est très rarement dans les grandes enseignes que l'on peut les découvrir. Contrairement aux (vrais) libraires qui, j'en suis aussi persuadé, connaissent la barrière entre "vendeurs" et "créateurs".
Enfin c'est ce que je pense après plusieurs années d'expérience, mais je suis aussi également entièrement d'accord avec ce que ton précédent commentaire.
Ecrit par : Ange | 23 mai 2008
Ecrire un commentaire