Quand vient le soir, horreur ! j’ai peur du noir,
Sur la pointe des pieds, vite ! je cours me cacher,
J’entends du bruit, trop tard ! je perds espoir,
Non, n’ouvrez pas, pitié ! le placard à balai.
Hululements, craquements, et courant d’air,
Serait-ce le vent ? non, c’est le fantôme !
J’échappe un cri ? non, il faut me taire !
Je me blottis, me fais petit, comme tous les mômes.
Ricanements ? odeur de crapaud bouilli ?
C’est la sorcière ! elle vient prendre son balai !
En un éclair me voici sous le lit,
Grimaçante et puante, je la vois s’envoler.
Quand je serai grand, promis ! Plus de trouilles,
Je combattrai, courageux, chaque soir,
Tous les monstres au pays des citrouilles,
Et plus jamais, je n’aurai peur du noir.
Une petite chauve-souris
dort sur le tapis
pendant que la sorcière Tambouille
fait des gâteaux à la citrouille.
Elle fait bouillir son chaudron
avec un paquet de bonbons
des bonbons empoisonnés
pour sa jolie petite araignée
et des caramels pourris
pour son petit fantôme chéri.
Halloween, ah ah ah,
sortez tous couverts petits rats!
Ce soir c'est la grande fiesta!
Roulez roulez bandeaux de sparadrap !
Sortez sortez vos grands draps!
Et dérobez des chocolats
à la porte de vos voisins
en esquissant un sourire coquin.
Et si votre panier est assez grand
vous recevrez surement
une belle part de cake citrouille
de la sorcière Tambouille!
Dans la nuit d'Halloween,
ne soyez pas surpris...
Au loin dans la forêt,
entendez-vous les gnomes et les farfadets?
Ils dansent dans le cimetière d'à côté
avec leurs amis les feux-follets.
Dans le grand manoir hanté,
Avez-vous vu les chauves-souris et les araignées?
Et le fantôme tout blanc?
Il n'est vraiment pas rassurant!
Dans la nuit d'halloween,
Les loups-garous crient,
les enfants rient...
Les petits diablotins jouent avec les flammes de l'enfer.
Ils les prennent dans leurs mains
et les multiplient en mille petites lumières...
Dans cette drôle de nuit,
ne soyez pas surpris,
car, je vous le dis, tout est permis!
Chaque jour la taille de Gigi augmentait, ce qui lui apportait une fierté certaine. Elle, si petite au départ, était en passe de dépasser ses amies, Nana, Pepa et Mela avec des rondeurs que toutes semblaient lui envier.
Par une belle journée d’automne elle s’aperçut qu’elle était désormais bien plus grande que les autres. Chaque jour l’homme venait pour faire de la place à l’endroit où elles et ses amies vivaient . Mais Gigi voyait bien qu’il passait plus en plus de temps avec elle au fur et à mesure de sa transformation. Ses superbes rondeurs, lui donnèrent l’occasion de se montrer bouffie de suffisance.
D’ailleurs, des personnes venues de partout dans le village pour l’admirer disaient à l’attention de l’homme :
- Félicitations, tu as bien travaillé !
- Oui, j’y ai passé du temps, mais le résultat est là !
- Elle sera superbe pour la fête !
Gigi savait maintenant qu’elle participerait à une fête, en serait probablement la vedette. Elle en rêvait nuit et jour. un beau matin ne se sentant plus, elle dit à ses amies :
- Je suis vraiment la plus belle.
- Oh ! Oui, c’est bien vrai répondaient modestement ses congénères.
- Écartez-vous un peu qu’on me voie de tous côtés !
- Tu ne deviendrais pas un peu peste par hasard ? Lui demanda Nana.
- Tu étais plus gentille auparavant ! Ajouta Pepa.
- … Et drôle ! Conclut Mela.
A partir de ce moment-là, Gigi ne leur adressa plus la parole et continua à grossir, grossir. On aurait dit que rien ne pouvait plus l’arrêter. Elle imaginait sa superbe destinée, le monde entier venant admirer sa beauté sans égale ! Ses trois amies finirent par l’ignorer et continuèrent à papoter joyeusement.
Un matin l’homme arriva avec une brouette, s’arrêta à côté de Gigi. Il sortit de sa poche un sécateur, coupa la tige qui la reliait à sa plante. Puis il empoigna Gigi et la déposa dans la brouette. Folle de joie Gigi partait pour la fête. L’homme s’arrêta près de la maison, la reprit et la transporta sur la table de la cuisine. Là, il sortit un énorme couteau et s’attaqua à la belle citrouille ! Elle s’évanouit…
Il découpa d’abord une calotte en haut de la citrouille et l’évida. Il creusa ensuite sur sa face un visage grotesque. À la fin, il plaça une bougie à l’intérieur. Il remit Gigi dans la brouette, l’emmena tout au bout du jardin et la posa sur le mur. Ses amies la regardèrent avec effroi. Sur son mur, Gigi pouvait apercevoir d’autres citrouilles, aussi grimaçantes qu’elle, lui faisant un triste et diabolique sourire.
Une fois la nuit tombée, L’homme revint et alluma la bougie : Les yeux de la citrouille brillèrent alors d’un éclat de colère et dans le même temps de grosses larmes roulèrent sur ses joues. Elle l’avait voulue sa fête, elle l’avait eue !

Lily a passé l’après-midi chez Margaux. Margaux, c’est sa meilleure amie. Elles ont dessiné, dansé et beaucoup rit !
Lily rentre chez elle et… Alors qu’elle tourne la clé dans la serrure, elle sent une présence derrière elle. Elle se retourne, prête à crier… Personne !
Elle fonce dans l’entrée. Avant de claquer la porte, elle jette un œil dans le jardin.
Lily aperçoit un bout de tissu blanc qui disparaît derrière la maison.
Verte de peur, la jeune fille s’enferme et file droit au salon. Elle allume la lumière et pousse un cri. Un fantôme entre par la porte-fenêtre. Lily fait trois pas en arrière quand un « Joyeux Halloween ! » crève le silence.
Lily découvre alors tous ses amis rassemblés sous des banderoles chauve-souris. D’hideuses sorcières pendent au plafond au milieu des toiles d’araignées. Deux citrouilles trônent sur la table au milieu des bonbons et des petits-fours.
Ses parents lui ont fait la surprise d’une fête monstrueuse ! Lily en rêvait, mais ils refusaient de céder. Elle ne s’était doutée de rien !
Et le fantôme ? vous demandez-vous.
C’est bien évidemment… Freddy ! L’éternel retardataire. Margaux, elle, c’est la momie ! Elle sirote déjà sa décoction monstrueuse : un cocktail d’oranges et d’abricots. Enfin, j’espère !
Texte de Leeloo
Texte :
Christine Illustrations : Quentin, Thibault et Camille
Le Bal d'Hallowen
Petit squelette,
Tu es très chouette !
Tes os sonnent comme des clochettes.
Dépêche- toi !
Tu es le roi
Du bal de l’effroi.
Regarde, la méchante sorcière
A langue de vipère
Qui se désaltère.
Vois, la citrouille
Coiffée d’une grenouille
Qui se grattouille.
Rejoins-les pour semer la terreur
Pour que petits et grands aient très peur.
Commentaires
♫ Joyeux Halloween ^___^ ♪
Ecrit par : Rosalys | 31 octobre 2009
Joyeux Halloween à toi Luciole Masquée...
Ecrit par : valy | 31 octobre 2009
merci mille fois Luciole Masquée pour cette tres jolie présentation
et joyeux halloween à toutes les lucioles!!!!
Ecrit par : tival | 01 novembre 2009
Je n'avais pas vu que toutes les créations sur Halloween étaient réunies ici. C'est beau comme tout !
Ecrit par : Savon | 07 novembre 2009
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