12 mai 2011

Carte Blanche à Aurélie Desfour

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  • Nom ou pseudo ? 
  • Nom : Aurélie Desfour, mon nom de jeune fille, profondément lié à mon identité. Je ne pourrais pas écrire avec un pseudo. Je ne me dévoile que dans mes écrits, alors autant le faire sans masque… (no offense la luciole :D)
  • Vivez-vous de l’écriture ? Sinon, quel métier exercez-vous ?  Non. En ce moment, je suis encore en phase de démarrage du plus beau métier du monde… Ca n’est pas facile tous les jours ! Et je ne parle pas de l’écriture ! 
  • Votre formation ? Toute biscornue, comme dans ma tête. Mon CV est construit sur des coups de cœur et pourrait donner des migraines à un conseiller Pôle Emploi : je me suis même résolue à gommer certaines étapes de mon parcours afin que les entretiens d’embauche ne se terminent plus en psychanalyse. Prenez un peu de littérature, un goût immodéré pour les langues, particulièrement l’Anglais, ajoutez-y de l’administration économique et sociale, un peu de Japonais, un petit tour du côté de Sciences Po et une cyber fréquentation d’Oxford et ses cours à distance de « Critical Reading ». Saupoudrez d’une pincée de programmation, de réseaux et de sciences de l’information. Ajoutez-y des expériences les bras chargés de colis ou des soirées passées dans des Zéniths ou autres salles de concerts, des collègues robots qui se promènent dans les couloirs, et quelques mois à faire la tronche devant mon ordi dans des boulots administratifs chiants à mourir : voici mon beau monde bordélique ! Mais j’ai toujours été farouchement anti diplômes. Ma plus belle formation, elle est continue : je la prends tous les jours en (re)lisant des auteurs comme Paul Auster, Zadie Smith, Woody Allen ou des œuvres comme Le petit prince, Candide… En étudiant STORY de McKee et Scenario de Syd Field, en lisant des scenarii, en analysant la construction de films ou de séries, la psychologie des personnages, en écoutant de la musique et, bien sûr, en écoutant et en observant les gens.
  • À quel "héros"/ personnage de fiction vous identifierez-vous volontiers ? Un fantôme. 
  • À part être auteur que rêveriez-vous d'être ? Non merci, je veux toujours être auteur ! Mais auteur sous toutes ses formes : écrire pour la jeunesse, écrire pour les moins jeunes, écrire des scenarii, la BD m’intéresse beaucoup aussi…
  • Où écrivez-vous ? Quel est le lieu qui vous inspire le plus ? Sur plein de petits bouts de papier, sur plein de fichiers, n’importe où et partout. Au grand dam de mon « pacsou », je n’arrive pas à tout regrouper bien proprement sur un cahier que je rangerais bien à sa place, sur un bureau …
  • Quel est le thème que vous aimez davantage traiter ? J’aime la diversité des thèmes et des formes. Essayer plusieurs formes de narration, plusieurs cibles, plusieurs formats. Mais j’aime surtout quand la lecture nous suspend dans le temps et qu’on l’interrompt pour réfléchir à sa propre vie, qu’on laisse notre imagination divaguer…
  • Que redoutiez-vous enfant ? L’absence de solitude.
  • Vous arrive-t-il de côtoyer des êtres imaginaires ? J’ai moi-même l’impression d’être un être imaginaire tant je ressens un décalage entre l’image que je renvoie et dans laquelle je me sens emprisonnée et celle que je suis vraiment, à part avec ceux qui ont cherché à me connaître …
  • Qu'avez-vous conservé de l'enfance ? La fantaisie du rêve : toujours croire que tout est possible et qu’il n’est jamais trop tard.
  • Selon vous, qu'est-ce qui fait vendre un livre ? Sans jeu de mot : le libraire ! Les librairies ont une place primordiale dans la chaîne du livre. 
  • Selon vous, qu’est-ce qui fait un bon illustrateur ? Son imagination, son appropriation d’une histoire pour en faire une autre histoire, visuelle.
  • Comment avez-vous rencontré les illustrateurs avec qui vous avez travaillé ? Sur Internet, comme de beaucoup de belles choses qui m’ont été offertes grâce à Internet. J’ai rencontré Chicoumi grâce au projet Tandem Jeunesse 8.
  • Est-ce que la relation auteur/illustrateur est difficile ? Pas tant qu’on est sur la même longueur d’ondes. 
  • Quel qualificatif vous colle à la peau ? Secrète. 
  • Quel est l'animal auquel vous ressemblez le plus ? Pourquoi ? Le chat, solitaire et un peu sauvage.
  • Quel est le mot que vous préférez dans la langue française ? « imagine »
  • Si vous êtes édité, quelle est votre dernière sortie pour la jeunesse ? C’est un de mes objectifs pour 2011 !!!
  • Quel est le livre ou le projet dont vous êtes le plus fier ? Mon projet d’album sur le deuil et la transmission La machine à étincelles.
  • Comment est né votre premier livre pour la jeunesse ? D’une blessure et de l’envie d’en faire une belle cicatrice.
  • Quel livre en littérature de jeunesse auriez-vous voulu écrire ou réaliser à la place d'un autre ? Je ne vois pas les choses comme ça, quand un livre me plaît, c’est l’effet produit qui m’intéresse et que je veux reproduire avec mes mots et mon histoire ! La fantaisie du rêve…
  • Sur quel projet travaillez-vous actuellement ? J’achève le projet TJ8 avec Chicoumi, c’est un projet plein de petites trouvailles qui me plaît beaucoup et est complètement différent de La machine à étincelles. Je dois également donner un coup de main sur les dialogues d’un scenario de court-métrage. J’ai un texte d’album jeunesse qui attend sagement que j’en aie fini avec les monstres, et mes nouvelles pour adultes… Quand j’aurai fait ça, je pourrai enfin me mettre à mon scenario de court-métrage ! Mon programme est bien chargé !!!
  • Un livre pour la jeunesse qui vous a marqué petit ? Plusieurs : Le gentil facteur : ou lettres à des gens célèbres, un album épistolaire qui appartient à mon (toujours) petit frère. Et tous les albums de Pef (La belle lisse poire du prince de Motordu, Rendez-moi mes poux, Graine de calcaire, Aux fous les pompier, Le Roi qui n’arrêtait pas de bavarder…) pour son côté très oulipien : jouer avec les mots, jouer avec les contraintes pour libérer l’imaginaire…
  • Quels sont vos auteurs illustrateurs de référence ou qui pour vous développent une approche intéressante ? Il y en a beaucoup, de très connus, de moins connus, mais en ce moment, mon gros coup de cœur va au travail de Clément Lefèvre, aka Nénent.
  • Une phrase (une devise) qui vous guide : « Tout premier jet est de la merde » Ernest Hemingway
  • Un site (sur les techniques graphiques, un auteur illustrateur, une approche particulière du texte, de la littérature... ) que vous souhaitez recommander ? Je suis abonnée au Labo de Benoît, le blog de Benoît Broyart. Il y parle avec générosité de son travail d’auteur sur des textes jeunesse ou des projets plus longs en secteur adultes. C’est une belle leçon de travail à chaque fois.
  • Si vous deviez donner un conseil à un jeune illustrateur. Quel serait-il ? De ne pas se contenter d’illustrer mais de prendre part au projet, de donner ses idées pour influencer le texte, et si le texte est déjà écrit, de développer une autre forme de narration avec ses images. En bref : de ne pas avoir peur d’imposer son style.
  • Votre Site et/ou Blog : aurelie-desfour.blogspot.com

 

Commentaires

Super carte blanche Aurélie :)
Trop chouette d'en apprendre sur toi,

Bisettes

Écrit par : Anaïs | 12 mai 2011

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Merci Anaïs !!! Bisettes en retour !!!

Écrit par : Aurélie :) | 13 mai 2011

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