31 octobre 2009

Halloween !

Voici les oeuvres créées suite au nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.

Bonne fête d'Halloween !

Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.

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Illustration de Rosalys

Cric Crac, Y'a des souris dans le grenier, 
Des souris, ah oui, vraiment ? 
Rongeuses d'os, voleuses d'enfants 

Dans le tiroir sous les papiers, 
C'est doux, c'est noir, c'est bien caché 
Autrefois ça savait voler. 

Et là, dans la cheminée 
Une vieille qui sourit, trop grand, 
Des arêtes en guise de dents. 

Est-ce bien prudent quand danse la sorcière, 
De fouiller, farfouiller, trifouiller, embrouiller, 
Ses sombres affaires ?

Texte de Twinkle

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Horriblement corrosifs ces petits bonbons
Autre plaisir sadique sans aucune exagération
Le spectre de la gourmandise ce pernicieux démon
Livide et macabre empreint de mystification
Odieux délice donnant cette macabre inspiration
Week-end obscur pour notre excessive imagination
Evasion des monstres visqueux sous les lumignons
Et des histoires à dormir debout dans des lieux de perdition
Nous sommes prêts à fêter halloween, attentiooooon....
Illustration et texte de Tival

 

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Quand vient le soir, horreur ! j’ai peur du noir,
Sur la pointe des pieds, vite ! je cours me cacher,
J’entends du bruit, trop tard ! je perds espoir,
Non, n’ouvrez pas, pitié ! le placard à balai.
Hululements, craquements, et courant d’air,
Serait-ce le vent ? non, c’est le fantôme !
J’échappe un cri ? non, il faut me taire !
Je me blottis, me fais petit, comme tous les mômes.
Ricanements ? odeur de crapaud bouilli ?
C’est la sorcière ! elle vient prendre son balai !
En un éclair me voici sous le lit,
Grimaçante et puante, je la vois s’envoler.
Quand je serai grand, promis ! Plus de trouilles,
Je combattrai, courageux, chaque soir,
Tous les monstres au pays des citrouilles,
Et plus jamais, je n’aurai peur du noir.
Texte d'Esopinetta

 

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Une petite chauve-souris
dort sur le tapis
pendant que la sorcière Tambouille
fait des gâteaux à la citrouille.
Elle fait bouillir son chaudron
avec un paquet de bonbons
des bonbons empoisonnés
pour sa jolie petite araignée
et des caramels pourris
pour son petit fantôme chéri.
Halloween, ah ah ah,
sortez tous couverts petits rats!
Ce soir c'est la grande fiesta!
Roulez roulez bandeaux de sparadrap !
Sortez sortez vos grands draps!
Et dérobez des chocolats
à la porte de vos voisins
en esquissant un sourire coquin.
Et si votre panier est assez grand
vous recevrez surement
une belle part de cake citrouille
de la sorcière Tambouille!
Texte d'Alyssa
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Illustration de Kurios


Dans la nuit d'Halloween,
ne soyez pas surpris...

Au loin dans la forêt, 
entendez-vous les gnomes et les farfadets?
Ils dansent dans le cimetière d'à côté
avec leurs amis les feux-follets.

Dans le grand manoir hanté,
Avez-vous vu les chauves-souris et les araignées?
Et le fantôme tout blanc?
Il n'est vraiment pas rassurant!

Dans la nuit d'halloween,
Les loups-garous crient,
les enfants rient...
Les petits diablotins jouent avec les flammes de l'enfer.
Ils les prennent dans leurs mains
et les multiplient en mille petites lumières...

Dans cette drôle de nuit,
ne soyez pas surpris,
car, je vous le dis, tout est permis!
Texte d'Isa


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Illustration de Valy et son fils Thibaut


Chaque jour la taille de Gigi augmentait, ce qui lui apportait une fierté certaine. Elle, si petite au départ, était en passe de dépasser ses amies, Nana, Pepa et Mela avec des rondeurs que toutes semblaient lui envier.
Par une belle journée d’automne elle s’aperçut qu’elle était désormais bien plus grande que les autres. Chaque jour l’homme venait pour faire de la place à l’endroit où elles et ses amies vivaient . Mais Gigi voyait bien qu’il passait plus en plus de temps avec elle au fur et à mesure de sa transformation. Ses superbes rondeurs, lui donnèrent l’occasion de se montrer bouffie de suffisance.
D’ailleurs, des personnes venues de partout dans le village pour l’admirer disaient à l’attention de l’homme :
- Félicitations, tu as bien travaillé !
- Oui, j’y ai passé du temps, mais le résultat est là !
- Elle sera superbe pour la fête !
Gigi savait maintenant qu’elle participerait à une fête, en serait probablement la vedette. Elle en rêvait nuit et jour. un beau matin ne se sentant plus, elle dit à ses amies :
- Je suis vraiment la plus belle.
- Oh ! Oui, c’est bien vrai répondaient modestement ses congénères.
- Écartez-vous un peu qu’on me voie de tous côtés !
- Tu ne deviendrais pas un peu peste par hasard ? Lui demanda Nana.
- Tu étais plus gentille auparavant ! Ajouta Pepa.
- … Et drôle ! Conclut Mela.
A partir de ce moment-là, Gigi ne leur adressa plus la parole et continua à grossir, grossir. On aurait dit que rien ne pouvait plus l’arrêter. Elle imaginait sa superbe destinée, le monde entier venant admirer sa beauté sans égale ! Ses trois amies finirent par l’ignorer et continuèrent à papoter joyeusement.
Un matin l’homme arriva avec une brouette, s’arrêta à côté de Gigi. Il sortit de sa poche un sécateur, coupa la tige qui la reliait à sa plante. Puis il empoigna Gigi et la déposa dans la brouette. Folle de joie Gigi partait pour la fête. L’homme s’arrêta près de la maison, la reprit et la transporta sur la table de la cuisine. Là, il sortit un énorme couteau et s’attaqua à la belle citrouille ! Elle s’évanouit…
Il découpa d’abord une calotte en haut de la citrouille et l’évida. Il creusa ensuite sur sa face un visage grotesque. À la fin, il plaça une bougie à l’intérieur. Il remit Gigi dans la brouette, l’emmena tout au bout du jardin et la posa sur le mur. Ses amies la regardèrent avec effroi. Sur son mur, Gigi pouvait apercevoir d’autres citrouilles, aussi grimaçantes qu’elle, lui faisant un triste et diabolique sourire.
Une fois la nuit tombée, L’homme revint et alluma la bougie : Les yeux de la citrouille brillèrent alors d’un éclat de colère et dans le même temps de grosses larmes roulèrent sur ses joues. Elle l’avait voulue sa fête, elle l’avait eue !
Texte de Catibou
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Illustration de Lady Dascali


Lily a passé l’après-midi chez Margaux. Margaux, c’est sa meilleure amie. Elles ont dessiné, dansé et beaucoup rit !
Lily rentre chez elle et… Alors qu’elle tourne la clé dans la serrure, elle sent une présence derrière elle. Elle se retourne, prête à crier… Personne !
Elle fonce dans l’entrée. Avant de claquer la porte, elle jette un œil dans le jardin.
Lily aperçoit un bout de tissu blanc qui disparaît derrière la maison.
Verte de peur, la jeune fille s’enferme et file droit au salon. Elle allume la lumière et pousse un cri. Un fantôme entre par la porte-fenêtre. Lily fait trois pas en arrière quand un « Joyeux Halloween ! » crève le silence.
Lily découvre alors tous ses amis rassemblés sous des banderoles chauve-souris. D’hideuses sorcières pendent au plafond au milieu des toiles d’araignées. Deux citrouilles trônent sur la table au milieu des bonbons et des petits-fours.
Ses parents lui ont fait la surprise d’une fête monstrueuse ! Lily en rêvait, mais ils refusaient de céder. Elle ne s’était doutée de rien !
Et le fantôme ? vous demandez-vous.
C’est bien évidemment… Freddy ! L’éternel retardataire. Margaux, elle, c’est la momie ! Elle sirote déjà sa décoction monstrueuse : un cocktail d’oranges et d’abricots. Enfin, j’espère !
Texte de Leeloo


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Texte : Christine
Illustrations : Quentin, Thibault et Camille
Le Bal d'Hallowen

Petit squelette,
Tu es très chouette !
Tes os sonnent comme des clochettes.

Dépêche- toi !
Tu es le roi
Du bal de l’effroi.


Regarde, la méchante sorcière
A langue de vipère
Qui se désaltère.

Vois, la citrouille
Coiffée d’une grenouille
Qui se grattouille.

Rejoins-les pour semer la terreur
Pour que petits et grands aient très peur.
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Illustration de Lisaloup


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21 juin 2009

La Fête de la Musique !

Voici les oeuvres créées suite au nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.

Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.

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Petit acrostiche!

Merveilleuse, parfois inoubliable,
Une musique de toutes les couleurs,
Sensuelle, sur la voie lactée des rêves
Invite au voyage de la douceur.
Qui ne voudrait pas en faire partie?
Un seul instant ou pour la vie!
Emporté vers le chemin du bonheur
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Agathe l’araignée attendait ce jour avec fébrilité. A quatorze heures cinquante précises, la sonnette retentissait, à quinze heures la petite Cathy s’asseyait sur le tabouret et ses doigts commençait à parcourir le piano. Et là, Agathe ne pouvant résister, sortait du coin sombre où elle avait tissé sa toile et elle écoutait et admirait la fillette dont les doigts agiles dansaient sur le clavier. Cela lui faisait penser à ses propres pattes lorsqu’elle tissait sa toile. Mais elle ne la quittait pas pour n’importe qui, juste pour Cathy dont le toucher donnait un son de velours à chaque note qu’elle jouait. Peu à peu Agathe dont l’oreille musicale s’était développée, se mit à tisser des portées et des notes, des soupirs, des pauses, des silences et quand un souffle d’air venait faire frémir la toile, on pouvait entendre une musique cristalline venue d’on ne sait où. Alors Agathe vibrait de bonheur !

08 juin 2009

Musique !

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Participez au prochain exercice créatif du forum de la Luciole !
Il se déroule du 7 au 21 juin et comme vous l'avez deviné,
le sujet est la musique.
Pour en savoir plus visitez le forum.

21 mai 2009

Et patatras !

Voici les oeuvres créées suite au nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.

Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.

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Illustration de Kaji

Texte de Tony Rebecchi

Et patatras ! Il se prit le pied dans la paillasson. Il voulut se retenir à l'encadrement de la porte, mais il arrivait bien trop vite et il n'eut pas le temps de faire un tel mouvement que déjà il dégringolait dans l'escalier. C'était une pièce meublée abondamment et les nombreux bruits des choses qu'il cognait sur son passage – une vielle armure, un coffre en bois, une amphore en céramique qui se brisa contre les marches – remontèrent jusqu'à la porte qu'il venait de franchir. Il roulait sans se faire toutefois mal. L'escalier était long. Et les bruits d'abord perceptibles se perdirent au fond de cette profondeur. Là, au fond, la lumière de la seule bougie qui éclairait l'entrée de la bouche obscure ne parvenait pas. Puis, il y eu un bruit terrible, mêlant le grognement terrifiant d'une créature qui s'imaginait effrayante à un gargouillement intense qui ne présageait rien de bon. Quelques secondes d'un intense silence, puis un courant d'air vint décoiffer les chevelures des deux membres du trio qui n'avaient pas commis l'imprudence. Cela leur glaça le sang. La panique les gagna même quand ils entendirent : « Aideeeeeeeeeeeeeeeeeeezzzzzz-moooooooooooiiiiii ! »

 

Texte d'Alice : Miss Patatras

Quand je chassais Dracula
Au pays des Carapates
Tout au fond de la cave
…………. Bobo au bras.

Quand j’étais super pompier
Pour sauver le chat Gauthier
Tout en haut du pommier
…………. Bobo au pied.

Quand j’étais une belle princesse
Valsant et virevoltant sans cesse
Sur des patins à roulettes
…………. Bobo aux fesses.

Quand j’étais chercheuse de sous,
De diamants, d’or, de bijoux
À quatre pattes dans les cailloux
…………. Bobo aux genoux.

Quand j’étais l'illustre docteur
Du beau Thibault qu’a jamais peur
Mais qui est amoureux de ma sœur
…………. Bobo au cœur.

Quand j’étais un savant fou
Inventeur d’un vélo de course
Avec pas moins de six roues
…………. Bobo au cou.

Mais la prochaine fois
Promis, je joue à l’enfant sage
Ce sera beaucoup plus calme…
…………. Et Patatras !


Et patatras! Nicolas est tombé, il se retrouve assis par terre tout penaud! Pourtant, il sait bien qu'il n'a pas le droit de grimper tout seul sur une chaise et qui plus est pour essayer d'attraper ses biscuits préférés! En plus ce n'est pas encore l'heure du goûter! Il a mal, très mal, ses petites fesses le font souffrir. Aie! Aie! Seulement il n'ose pas pleurer, il sait très bien qu'il va se faire gronder, maman l'a prévenu lorsqu'elle l'a surpris la dernière fois. Mais surtout il est déçu, il ne pourra pas se régaler tout de suite avec ses petits gâteaux enrobés de chocolat au lait; les ouvrir, gratter avec ses dents le bon chocolat et le laisser fondre dans sa bouche. C'est tellement délicieux, il adore les manger comme ça, même si ensuite il est tout barbouillé, c'est vraiment trop bon! Par dépit, il se relève doucement, remets la chaise à sa place comme si de rien n'était et retourne dans sa chambre.
« Et puis zut et re zut!! Il va falloir attendre le goûter!! »


Et patatras, il était tombé une nouvelle fois, heurté de plein fouet par un vol de SMS. Chutes fréquentes, ces derniers temps. La dernière fois un 747, la gueule pleine de jeunes mariés, avait manqué lui brûler les ailes. Sans compter les innombrables lettres de réclamations qu’il ne prenait plus la peine de lire, les flèches qui ricochaient sur des cœurs trop durs et qui lui revenaient en pleine figure, et la concurrence déloyale du riche Valentin. Trébucher sur des « J’T’M » sans passion = la goutte d’eau.

Avec un méchant rictus, il pensa à sa lettre de démission. « Chère humanité, Après dix millénaires de bons et loyaux services, je me vois obligé de mettre fin à notre contrat. En effet, etc, etc, Votre dévoué, Amour ».

Un bruit de pas le fit sursauter. Près de lui, une vieille dame. Elle ne le voyait pas, souriait au lilas d’en face. Alors, Amour soupira. Mon vieux, on a encore besoin de toi. Tu n’as que des flèches tordues mais c’est déjà ça. Vise bien. Vieille – Jardinier - Cibles enclenchées - Feu. Et patatras.


Patatras ! Monsieur en voulant éviter une petite fille, mit le pied sur une feuille de salade, glissa, au beau milieu du marché puis tomba à la renverse. Son bras gauche heurta l’étal plein de barquettes de fraises qui s’envolèrent dans un bel ensemble vers Mademoiselle juste de l’autre côté, derrière son étal de jouets. Les fraises s’écrasèrent sur sa belle robe blanche ! Le bouquet de violettes que tenait Monsieur décrivit une trajectoire incertaine avant de retomber gracieusement sur la tête de la jolie vendeuse catastrophée par l’état de sa robe. Elle ramassa le bouquet et se précipita vers Monsieur si confus que son teint avait pris la couleur des fruits de saison. et tellement embarrassé qu’il sentait à peine sa fesse endolorie :
- Je suis profondément désolée Mademoiselle, ces fleurs étaient pour vous !
- Les fraises aussi ajouta-t-elle avec un petit sourire !
Il se releva, dans un geste un peu brusque juste au moment où elle se baissait vers lui et leurs deux têtes se cognèrent. Mademoiselle tomba sur les fesses, patatras !


Et_patatras.jpgTexte et illustration de Mimizonzon
Plic, ploc, plic...ploc....plic.
La pluie s'arrête enfin ! Il a tant plu ces derniers jours qu'une grande flaque s'est formée devant la porte d'entrée.

Ronronron, ronronron, ronronron.
Le chat s'en moque. Il dort bien au chaud sur l'édredon.

Wouou,wouou, wouou.
Voilà le vent qui se lève. Violent, glacial. En un rien de temps, il fige la flaque et l'eau devient glace.

Cling, cling, cling.
Tiens, voila maman sur son vélo tout neuf. Mais elle ne voit pas la plaque de verglas.

Attention !...Et PATATRAS !


Texte de Gwendoulash sister La fée aux grands pieds
 
“Patatra” est une fée qui a de grands pieds.
Elle est très malheureuse car elle ne peut voler normalement….
Chaque fois qu’elle voudrait suivre les fées pour de folles aventures, elle se prend les pieds dans les feuilles, les branches,  elle trébuche au décollage et loupe tous ses atterrissages…….elle ne trouve même pas de jolies chaussures à son pied !!!!
Elle est très triste et pleure beaucoup…….ses amies essayent de la consoler mais lorsque “Patatra” n’est pas là , elles ne peuvent s’empêcher de rire à gorge déployée…..
 
Un dimanche, toutes les fées décident de partir en forêt à pied pour que la fée aux grands pieds ne soit pas délaissée …….elles se baladent dans tous les recoins de la forêt qu’elles n’ont jamais explorés et passent un agréable moment….
 
De retour au village, la toute petite fée Ghélia manque à l’appel !!! c’est la plus petite d’entre elles et il leur est impossible de l’apercevoir en volant …….

le jour commence à tomber,

la nuit commence à se lever

et elles commencent à s’inquiéter !!!
 
Elles cherchent toutes une solution et se creusent la tête , en vain

Soudain, après quelques heures, elles aperçoivent la petite Ghélia qui rentre tranquillement……
 
Elle a eu très peur car elle s’est retrouvée seule dans l’immense forêt MAIS grâce aux empreintes de la fée aux grands pieds elle a retrouvé le chemin du village……
 
Toutes les fées du village acclament alors Patatra ,la fée aux grands pieds et on organise en son honneur une fête gigantesque  qui bat son plein toute la nuit durant !!!

Dès le lendemain, la fée aux grands pieds, que ses amies ont cessé de surnommer Patatra ne se sent plus mal avec ses grands pieds et file chez le cordonnier pour s’offrir une magnifique collection de chaussures…SUR MESURE !!!!

FIN


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Illustration de Grattouille

Texte de Geisha Line :
Pourquoi je suis tombé en achetant un service à thé à Grand-Maman

Non, monsieur l’Assureur, je refuse de prendre en charge les frais de porcelaine cassée, car je n’en suis en rien responsable. Je peux vous le prouver !
Tout cela, c’est de la faute de ce papillon !
Aveuglé par le soleil, le papillon a battu des ailes un huitième de seconde plus vite que d’habitude, ce qui a déclenché un léger vent qui a fait bouger un brin d’herbe, provoquant le sursaut d’effroi d’une souris passant par là, ce qui a réveillé le chat qui dormait sous un arbuste et l’a fait filer vers la cuisine de madame Michel qui, en apercevant son chat qu’elle croyait dévoré par le Père Lustucru, a lancé de grands cris de surprise, qui ont paniqué les voisins de madame Michel, les incitant à appeler la police qui a aussitôt débarqué dans un car de CRS, que les journalistes, n’ayant rien d’autre à faire, ont photographié pour titrer le lendemain à la une « Le peuple en révolution », ce qui a affolé le Président de la République, qui a convoqué le jour-même l’Assemblée Nationale en séance extraordinaire pour voter une loi contre les possesseurs de chats perdues, contre laquelle a protesté le Ministre de la Pêche, de la Chasse et des Animaux, qui a aussitôt démissionné, soutenu par le directeur de la SPA et les propriétaires de zoos municipaux, qui ont fait la grève en signe de solidarité, ouvrant les cages des animaux enfermés et libérant le vieil éléphant gris, qui s’est aussitôt rendu dans la boutique de porcelaine, dans laquelle je me rendais pour acheter un service à thé pour Grand-Maman, et qui y a eu un mouvement de trompe malheureux, et…
… Et patatras !

06 mai 2009

Et patatras !

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Si comme moi, vous avez deux mains gauches, ce sujet est pour vous !

Date de début et de fin : jeudi 7 mai jusqu'au jeudi 21 Mai.

Illustration : Une illustration par illustrateur.
Contrainte : Tout est dans le titre : Imaginez des chutes (Dans tous les sens du terme)

Texte : Un texte n'excédant pas 10 lignes par auteur.
Contrainte du texte: "Et patatras !" devra ouvrir ou fermer le texte.

Publication : Les oeuvres seront publiées sur le portail du forum de la Luciole, et sur le Blog de la Luciole

Pour poster : Tout se passe sur le Forum de la Luciole !

Illustration issue de l'album "Patatras !" de Philippe Corentin

01 mai 2009

Lunette (s)

Voici un nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.

Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.

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Une histoire italienne - Texte de Twinkle

A Venise, une vieille tour se dressait autrefois à deux pas de la place Saint-Marc. Haut et tordue, c'était la demeure du grand astronome. «La seule maison du coin, disait les gondoliers, si sombre que son ombre n'a pas sa place dans le canal».

L'astronome était un homme instruit et plein de ressources. Il travaillait dur sur un instrument de son invention, un attirail de cuir et de verres savamment assemblés qu'il avait baptisé sélénamaximus. Quand l'astronome tournait son sélénamaximus vers le ciel, il voyait l'astre lunaire et ses cratères cent fois grossis. Observations précieuses dont il en tirait maintes prédictions; hauteur de la lagune, avenir des doges et âge du chapelier.

Depuis quelques jours, les gondoliers regardaient souvent la tour. «On ne savait pas qu'il y avait là la plus belle demoiselle du pays», sifflaient-ils l'air réjoui. Ils voulaient parler de Lucia, jeune nièce de l'astronome arrivée du Piémont, pas plus savante qu'un papillon.

Une nuit, Lucia qui s'ennuyait fouilla l'atelier et mis la main sur le sélénamaximus, Elle le tourna, le retourna dans tout les sens, et j'ose à peine le rapporter, le tint, en deux mots à l'envers. La lune lui apparut minuscule, plus fine que les épingles qui retenaient ses rubans.
- Oh Mon Oncle, s'écria-t-elle, comme c'est drôle, une petite lune, une lunette!

Et comme Lucia plaisait aux gondoliers, et que les gondoliers font la loi, l'instrument fut rebaptisé, sélénamaximus oublié.

 

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Illustration de Natcalli

 

rainette1ternet.jpgLe mirage de la rainette ! - Texte  et illustration de Tival

Linette la rainette est une starlette
Un rien lui suffit pour être coquette
Négligeant un détail de sa toilette
Elle saute sur sa jolie trottinette
Traverse un champ de pâquerettes
Tout en poussant la chansonnette
Et tout à coup elle s' arrête tout net
Séduite par une girouette à casquette.

 

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Marc rêvassait au fond de la salle de classe. C'était un petit garçon très intelligent et très étourdi qui avait généralement du mal à se concentrer sur les propos de sa maîtresse, même s'il avait toujours d'excellentes notes. Il avait six ans, était un peu maigrichon et blanc de peau. Et il portait des lunettes. Pour toutes ces raisons, les autres enfants, un peu cruels, le tenaient à l'écart de leurs jeux et de leurs joies partagées.
Mais la leçon de ce jour là était toute différente : il était question de reptiles, des êtres au sang froid, très hideux, souvent rampants et très astucieux. Est-ce ma correspondance animale ? se demanda alors Marc.
Et quand la maîtresse fit circuler des images, l'une d'elles attira l'attention de Marc et le sortit de son questionnement. On y voyait un cobra d'Inde, aussi appelé cobra à lunettes pour le double tatouage sur son dos et sur son ventre ; une belle et jeune charmeuse de serpent le charmait langoureusement et il ondulait au son de sa flûte.
Marc pensa alors que même s'il n'était pas accepté parmi ses camarades, le monde était vaste et qu'il y avait bien quelque part quelqu'un pour lui. Et depuis ce jour là, le garçon devenu homme cherche avec ardeur la personne qui saura faire vibrer son cœur.

 

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Lila a rendez-vous chez le docteur des yeux.
Il installe la petite fille dans un grand fauteuil.
- Regarde l’écran et dis-moi ce que tu vois, demande le docteur.
- Un gros chat noir, répond Lila.
- Bien. Et là, continue le docteur.
- Un petit nounours, répond à nouveau Lila.
- Bien ! Et maintenant ?
- Une dame noire.
- Fort bien et cette fois ?
- Une maison noire.
Le docteur des yeux sourit et dit :
- Ferme les yeux Lila.
Il pose des verres devant les paupières closes.
- Je vais passer les diapositives à la suite. Ouvre les yeux et dis-moi ce que tu vois maintenant, Lila.
La petite fille regarde l'écran et annonce :
- Un gros chat roux ; un petit nounours vert ; une dame rose ; une maison bleue.
Le docteur des yeux s'exclame :
- Je suis très fier de toi Lila ! Mais autour de toi, comment est-ce ?
Lila regarde sa maman et une larme perle... Lila découvre sa maman sous un jour nouveau. Des joues roses, des yeux turquoise pétillants de malice derrière des lunettes arc-en-ciel, une robe violette et un chemisier jaune. Le docteur porte des lunettes orange.
Lila en choisira des roses parce que rose, c'est sa couleur préférée ! Et grâce à elles, elle verra le monde en couleur, comme tout le monde !

 

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Illustration d'EmilyPo

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Les lunettes du contremaître. Texte de Catibou.
Je haïssais ces lunettes d’écaille noire. Quelquefois elles glissaient le long de son nez lorsqu’il approchait l’une d’entre nous pour lui intimer de ne pas bavarder.
Nous n’avions aucun droit sauf celui de travailler, il nous était interdit de tourner la tête, d’aller aux toilettes et même de manger. Huit heures sans manger !
Un jour qu’il m’avait aperçu faisant un signe de la main à une autre ouvrière, il s’approcha de moi l’air vicieux, une remarque cinglante déjà prête dans la bouche, ses lunettes au bout de son nez. Mais à ce moment un manutentionnaire qui portait un lourd carton passa à côté de lui, le bouscula involontairement au moment même où il me demandait de me lever. Ses lunettes tombèrent sur le sol à la seconde où je me redressais et je posai le pied dessus comme par inadvertance.
J’entendis avec un plaisir immense le verre se briser. Toutes les machines s’arrêtèrent dans un silence de mort. Je pris un air désolé. Il hurla :
- Qu’est-ce que vous attendez ! Reprenez le travail !
Puis il m’ordonna de me rasseoir et ramassa ses lunettes tordues et aux verres brisés.
Les machines reprirent leur vrombissement et l’atelier retrouva son atmosphère de ruche. Mais le contremaître en même temps que ses lunettes avait perdu à tout jamais un peu de son autorité.


26 avril 2009

Lunette(s)

susie.jpgVous avez reconnu notre illustre Susie Morgenstern et ses fameuses lunettes !

Que diriez-vous de cogiter un peu sur ce thème en participant au nouvel exercice du Forum de la Luciole : Lunette(s) ?

Que vous soyez illustrateur ou auteur : pour en savoir plus, c'est ici.

L'exercice sera mis en ligne le 1er mai !

13 avril 2009

Devine ce qu'il y a dans un oeuf ?

Voici un nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.

Bon lundi de Pâques à tous !

Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.
Illustration de Rosalys
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Texte de Tival

Devine ce qu il ya dans un oeuf
Un monde mysterieux encore neuf
Inexploré et rempli de mille merveilles
Viens, écoutes moi, sors de ton sommeil

Il voyage depuis la nuit des temps
Emportant avec lui les sentiments
Mais aussi la vie, les rêves et pourtant
Il reste un symbole délicat et puissant

Dans mon oeuf tu trouveras c' est certain
Un monde unique parfois très enfantin
Et je serai toujours sur le bord du chemin
Pour t' offrir le plus tendre des câlins
***


Texte de Tony Rebecchi

Devine ce qu'il y a dans un œuf ?
On pourrait croire que c'est le monde, en miniature, de forme ovale
Empli d'une créature étrange qui ne pourrait que m'étonner.
J'en prends un, je l'examine, cela est tout nouveau pour moi.
Je le secoue, je le tâte, je le colle contre mon oreille pour écouter ce qu'il réclame
Mais je n'entends rien, mes yeux ne percent sa coquille de composition calcaire.
Ce qui s'y abrite est sans doute timide, ou endormi, attendant patiemment son heure.
Il est tout tiède, mes mains sont moites, je m'interroge sur le quoi faire.
Je le repose alors là où je l'ai trouvé ; j'attendrais pour la réponse,
Et je laisse la Vie suivre son cours...
***


Texte d'Alyssa

Devine ce qu’il y a dans l’œuf ?

« Peut être un minuscule dinosaure
Ou une tortue carnivore! »

Dit la petite Lucie.

« Peut être un feu d’artifice, ou une luciole,
Peut être une farandole! »

Dit le petit baptiste.

Il est rond, il est doux,
Il est blond ou roux.

Il est de toutes les couleurs,
Et même de toutes les saveurs.

Alors, y a quoi dans cet œuf ?

Attention il se craque !

Au milieu de la paille,
Une petite tête pleine de poils dorés,
C’est quoi cette petite chose avec ces pattes orangées ?

Ce n’est pas un dinosaure, ni une tortue carnivore !

Il vient, il picore quelques graines dans ma main.
Aie, il m’a pincé ! Vilain petite poussin !
***

Texte de Catibou

La coquille qui t’abrite
Est le ventre fragile
D’une douce humaine.

Imperceptiblement, elle s’est fendillée
Mettant nos cœurs en émoi,
Délicate porcelaine.

Toute pâle dans son lit blanc
Ta maman attend paisiblement
En écoutant battre ton cœur
Petite océanienne.

Quand à ton papa, sur le ventre rose
Ses grandes mains il pose,
En murmurant avec douceur :
Attend petite sirène !

Mais quand tu seras là
Quelle joie ce sera.
Tes petits pieds de laine
Seront ceux d’une reine !


Illustration de Lu'

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26 mars 2009

Un rayon de soleil

Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.
 
Illustration de Eya
 
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Texte de Catibou
 
Un soir que le soleil s'attardait chez moi, j'ai fermé la porte et gardé un de ses petits rayons. Affolé de se retrouver ainsi prisonnier, dans tous les coins il s'est cogné ! Dans le soir qui tombait, il donnait aux choses une teinte dorée et chaude, et son déplacement rapide faisait bouger leurs ombres si bien que la maison semblait peuplée de petits fantômes.
Je lui ai dit : Calme-toi, assied-toi, parlons un peu ! Mais il ne m'écoutait pas.
Je n'aurais jamais dû le retenir contre son gré. Ses yeux étincelaient de colère : Jamais je n'oublierai le regard plein d'éclat qu'il me lança, brûlant au passage le mien. La dernière chose que je vis, avant de perdre la vue, fut mon rayon de soleil s'enfuir par le trou de la serrure.
 
Illustration de Sumi
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Texte de Maëlia
Un rayon de soleil flânait en solitaire sur le bord de mer. Ses copains, les autres rayons, s’étaient envolés pour de lointains horizons. Mais trop attaché à ce petit coin de terre, le rayon solitaire préférait rester à Belle-Île-en-Mer. Porté par une brise légère, il réfléchissait à ce qu’il pourrait faire, quand il entendit des petits pas courir à travers la grève. « Emma, reviens, il fait trop froid ! » « Mais non maman, regarde, il y a un p’tit rayon de soleil ! » Emma l’avait vu, elle l’avait remarqué, lui, le p’tit rayon que tout le monde semblait ignorer ! Souvent pressés ou préoccupés, les gens passaient sans s’arrêter. Mais Emma, elle, savait capter cette douce chaleur qu’il répandait avec tant d’ardeur. Alors pour la remercier, il brilla tout la journée, transperçant les nuages qui osaient lui faire barrage. En début de soirée, le petit rayon de soleil épuisé d’avoir tant briller rentra se coucher. Mais dans les yeux d’Emma, on aurait dit que le soleil continuait de briller et de jolies tâches de rousseur pointaient déjà sur le bout de son nez. Le printemps était arrivé !
 
Illustration de Mimizonzon
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Illustration de Sand
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Texte de Fripouille
Le printemps est enfin arrivé,
Les rayons de soleil pointent le bout de leur nez.
Tout d’abord timidement,
Puis, plus fortement.
Les bourgeons, ainsi réchauffés,
Laissent éclatés leurs fleurs colorées.
Les oiseaux préparent leur nid,
Et caressent nos oreilles par des « cui cui ».
L’air ambiant est pur et frais,
Agrémenté de l’odeur d’herbe fraichement coupée.
C’est sûr, le printemps est enfin arrivé !
Illustration de Kaji
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Illustration de Rosalys
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Illustration de Lu'
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09 mars 2009

Un petit coin de parapluie

Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.
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Le petit coin de parapluie et l'escargot Christine

Il était une fois un petit coin de parapluie multicolore qui voyageait le long des chemins.
Lors de son aventure, il rencontra, un jour de pluie, un escargot.
-Pourquoi es-tu si triste escargot ? Il pleut, tu devrais être heureux !
-Je n'aime pas sentir sur mes antennes l'eau qui tombe. Dans ma famille, personne ne me comprend. Des fois, ils disent même que je ne suis pas un vrai escargot.
Le petit coin de parapluie eut alors une idée. Il se mit au-dessus de l'escargot.
- Tu vois, mon morceau est assez grand pour te servir de parapluie. Ainsi chaque fois qu'il pleuvra, tu pourras sortir comme les autres escargots sans recevoir les gouttes d'eau.
Depuis ce jour, grâce au petit coin de parapluie, escargot est heureux. Il ne se sent plus différent des autres.

 

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Le parapluie perché 
 Maëlia et illustration de San-tooshy

Il était une fois un p’tit coin de parapluie reconverti en … nid.
Tout avait commencé par une journée de pluie glacée. Madame Rikiki était sortie avec son parapluie gris. Mais celui-ci n’aimait pas la pluie et se lamentait tout au long du trajet. « Pourquoi suis-je né parapluie, moi qui adore le soleil, j’aurais du naître ombrelle ! » Un vent violent qui passait par là entendit le parapluie et décida de lui donner un coup de main pour changer le cours de son destin. Il souffla tant et si bien que le parapluie s’envola loin, loin, loin et se réfugia dans un p’tit coin.
Lui qui en avait assez d’être mouillé avait décidé de s’abriter entre les branches d’un cerisier. Afin de ne pas tomber, il s’était même retourné pour être bien accroché.
D’abord intrigués, les oiseaux avaient vite adopté ce parapluie perché, bientôt transformé en nid douillet. Finie pour lui la mélodie de la pluie, aujourd’hui le parapluie gris vit au milieu des gazouillis !

 

pluie210.jpgUn amour d'ombrelle L et illustration de Kymaneo

"Il était une fois, un petit coin de parapluie qui rêvait d'être un petit coin d'ombrelle. À chaque sortie –chaque jour de pluie– son regard se tournait vers la fenêtre du 2ème, où une ravissante ombrelle de couleur groseille attendait son heure de soleil.
Assurant, ondée après ondée, la protection de son propriétaire, il songeait avec regret qu'il ne connaîtrait jamais la caresse du rayonnement solaire…
Un jour de branle-bas général, il croisa avec surprise la demoiselle. On le fit attendre près d'elle, le temps que le temps révèle ses plans.
D'abord silencieux, il se jeta à l'eau et confia ses rêves inépuisables de chaleur et de lumière.
Elle l'écouta, attentive, puis lui parla de ses regrets à elle : Ah, être inondée de pluie… Se laisser rafraîchir, goûter aux ruissellements du ciel… Aimeriez-vous vraiment brûler sous des feux éternels ?
Dans un élan qui l'étonna lui-même, il se pencha et secoua sur elle les dernières gouttes de la veille. Elle les laissa couler, en fermant les yeux, le sourire aux lèvres. Le parapluie ferma les yeux aussi : à quelques centimètres de lui, irradiait une joue encore toute gorgée de soleil…"

 

parapl10.jpgUn coin de parapluie Fripouille et illustration de Sumi

Plic, ploc, a grosses gouttes, tombe la pluie.
Fripouille, la grenouille, reste à l’abri.
Elle a peur de se mouiller,
Et ne va pas avec les autres, danser.
Bruno, le crapaud, équipé d’un parapluie,
Va chercher son amie.
Fripouille le rejoint.
Et, main dans la main,
Ils sautent sur les nénuphars.
Mais, Plouf, ils tombent dans la mare.
Fripouille n’a plus peur de se mouiller,
Car elle est maintenant trempée.
Elle danse ainsi toute la nuit,
Et n’a plus jamais besoin de parapluie

 


Texte de Catibou et illustration de Zanapa

pluie.jpgIl était une fois six petites souris qui s’appelaient Lilas, Rose, Pomme, Cerise, Clémentine et Bouton d’or. Perdues sous une pluie battante au milieu de la nuit, elles cherchaient en vain un abri. Elles aperçurent un parapluie oublié là et se jetèrent dessous : Elles firent un petit feu, se séchèrent puis s’endormirent. Le lendemain, quand elles ouvrirent les yeux elles virent que le parapluie avait six coins aux couleurs assorties à leurs prénoms. La lumière du soleil qui passait à travers chaque morceau de toile colorée du parapluie en prenait la teinte. Ravies les petites souris se mirent chacune sous la bonne couleur. C’était magique. Elles décidèrent de s’installer là pour de bon. Mais un matin le vent se leva, retourna le parapluie : Les souricettes sautèrent dedans pour l’empêcher de s’envoler mais elles étaient trop légères. Le parapluie s’envola pour de bon à travers les airs emmenant les six petites souris dans un grand voyage autour de la terre.

 

Paradise_by_saeko_doyle.jpgTexte de Twinkle et illustration de Saeko Doyle

Il était une fois un p'tit coin de parapluie, un coin tranquille et sans souci. Tout le monde le saluait, le libraire, le boulanger, et même le cafetier du coin. Il fallait le voir chaque matin, se replier discrètement, "garçon une noisette, un journal!" et il s'isolait dans un coin.

Voilà le soleil qui revient, et une ombrelle qui s'étale. Le parapluie regarde en coin la dentelière au doux parfum. "Voulez-vous ma belle dame, venir fureter dans les coins, au coin du bois, au coin du feu, sous un petit coin de ciel bleu?"
L'ombrelle a un sourire en coin. "Un parapluie, mais quelle audace! Allons monsieur filez au coin et surtout ne faites pas de foin".

Le p'tit coin d'parapluie a soudain un grand chagrin. Que faire, sinon partir au loin, connaître les cales, coins et recoins? Une fois, deux fois, même trois fois, sentir tomber la pluie d'autre pays, et au quatrième coin du monde, trouver un gentil p'tit quartier, avec un libraire, un boulanger, et une jolie cafetière?

Le vent de l'aventure l'étreint. Cesse de rêver dans ton coin, parapluie vole au loin et ne regrette rien. Un rire au coin des lèvres vaut bien un p'tit chagrin.

 

Texte d' petit_coin_de_parapluie.jpg*Alice* et Illustration de Kaji

Il était une fois un petit coin de parapluie
Où s’embrassaient une fille et un garçon
Qui savaient bien qu’un petit coin de paradis,
Ça peut très bien être rond.

 

Texte de *Lilie*

Il était une fois une petit coin de parapluie qui, après un jour tout gris, se mourait d'ennui. Il était très déprimé et passa sa soirée à pleurer. Ses grosses larmes dégoulinaient sur le parquet ciré de l'entrée où on l'avait abandonné.
Un imperméable, qui lui aussi ruisselait, lui dit ceci pour le réconforter :
« Toi et moi sommes semblables, nous sommes corvéables et serviables. Nous protégeons nos propriétaires pourtant bien peu agréables : ils ne cessent de grogner lorsqu'ils doivent nous porter mais débordent de gaieté quand arrive l'été et qu'il est temps de nous ranger. Nous sommes des mal-aimés. Mais désormais les choses vont changer. Toi et moi on peut vivre une belle amitié, si tel est ton souhait. Nous affronterons les saisons, le vent, la pluie, puis l'abandon, mais toujours ensemble au diapason. Nos deux vies s'écouleront à l'unisson »

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