31 octobre 2009
Halloween !
Voici les oeuvres créées suite au nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.
Bonne fête d'Halloween !
Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.

Cric Crac, Y'a des souris dans le grenier,
Des souris, ah oui, vraiment ?
Rongeuses d'os, voleuses d'enfants
Dans le tiroir sous les papiers,
C'est doux, c'est noir, c'est bien caché
Autrefois ça savait voler.
Et là, dans la cheminée
Une vieille qui sourit, trop grand,
Des arêtes en guise de dents.
Est-ce bien prudent quand danse la sorcière,
De fouiller, farfouiller, trifouiller, embrouiller,
Ses sombres affaires ?
Texte de Twinkle

Autre plaisir sadique sans aucune exagération
Le spectre de la gourmandise ce pernicieux démon
Livide et macabre empreint de mystification
Odieux délice donnant cette macabre inspiration
Week-end obscur pour notre excessive imagination
Evasion des monstres visqueux sous les lumignons
Et des histoires à dormir debout dans des lieux de perdition
Nous sommes prêts à fêter halloween, attentiooooon....



ne soyez pas surpris...
Au loin dans la forêt,
entendez-vous les gnomes et les farfadets?
Ils dansent dans le cimetière d'à côté
avec leurs amis les feux-follets.
Dans le grand manoir hanté,
Avez-vous vu les chauves-souris et les araignées?
Et le fantôme tout blanc?
Il n'est vraiment pas rassurant!
Dans la nuit d'halloween,
Les loups-garous crient,
les enfants rient...
Les petits diablotins jouent avec les flammes de l'enfer.
Ils les prennent dans leurs mains
et les multiplient en mille petites lumières...
Dans cette drôle de nuit,
ne soyez pas surpris,
car, je vous le dis, tout est permis!


Petit squelette,
Tu es très chouette !
Tes os sonnent comme des clochettes.
Dépêche- toi !
Tu es le roi
Du bal de l’effroi.
Regarde, la méchante sorcière
A langue de vipère
Qui se désaltère.
Vois, la citrouille
Coiffée d’une grenouille
Qui se grattouille.
Rejoins-les pour semer la terreur
Pour que petits et grands aient très peur.




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21 juin 2009
La Fête de la Musique !
Voici les oeuvres créées suite au nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.
Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.



Merveilleuse, parfois inoubliable,
Une musique de toutes les couleurs,
Sensuelle, sur la voie lactée des rêves
Invite au voyage de la douceur.
Qui ne voudrait pas en faire partie?
Un seul instant ou pour la vie!
Emporté vers le chemin du bonheur
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08 juin 2009
Musique !

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21 mai 2009
Et patatras !
Voici les oeuvres créées suite au nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.
Tous droits réservés aux auteurs des oeuvres présentées.

Quand je chassais Dracula
Au pays des Carapates
Tout au fond de la cave
…………. Bobo au bras.
Quand j’étais super pompier
Pour sauver le chat Gauthier
Tout en haut du pommier
…………. Bobo au pied.
Quand j’étais une belle princesse
Valsant et virevoltant sans cesse
Sur des patins à roulettes
…………. Bobo aux fesses.
Quand j’étais chercheuse de sous,
De diamants, d’or, de bijoux
À quatre pattes dans les cailloux
…………. Bobo aux genoux.
Quand j’étais l'illustre docteur
Du beau Thibault qu’a jamais peur
Mais qui est amoureux de ma sœur
…………. Bobo au cœur.
Quand j’étais un savant fou
Inventeur d’un vélo de course
Avec pas moins de six roues
…………. Bobo au cou.
Mais la prochaine fois
Promis, je joue à l’enfant sage
Ce sera beaucoup plus calme…
…………. Et Patatras !
« Et puis zut et re zut!! Il va falloir attendre le goûter!! »
Avec un méchant rictus, il pensa à sa lettre de démission. « Chère humanité, Après dix millénaires de bons et loyaux services, je me vois obligé de mettre fin à notre contrat. En effet, etc, etc, Votre dévoué, Amour ».
Un bruit de pas le fit sursauter. Près de lui, une vieille dame. Elle ne le voyait pas, souriait au lilas d’en face. Alors, Amour soupira. Mon vieux, on a encore besoin de toi. Tu n’as que des flèches tordues mais c’est déjà ça. Vise bien. Vieille – Jardinier - Cibles enclenchées - Feu. Et patatras.
- Je suis profondément désolée Mademoiselle, ces fleurs étaient pour vous !
- Les fraises aussi ajouta-t-elle avec un petit sourire !
Il se releva, dans un geste un peu brusque juste au moment où elle se baissait vers lui et leurs deux têtes se cognèrent. Mademoiselle tomba sur les fesses, patatras !
Texte et illustration de MimizonzonLa pluie s'arrête enfin ! Il a tant plu ces derniers jours qu'une grande flaque s'est formée devant la porte d'entrée.
Ronronron, ronronron, ronronron.
Le chat s'en moque. Il dort bien au chaud sur l'édredon.
Wouou,wouou, wouou.
Voilà le vent qui se lève. Violent, glacial. En un rien de temps, il fige la flaque et l'eau devient glace.
Cling, cling, cling.
Tiens, voila maman sur son vélo tout neuf. Mais elle ne voit pas la plaque de verglas.
Attention !...Et PATATRAS !
“Patatra” est une fée qui a de grands pieds.
Elle est très malheureuse car elle ne peut voler normalement….
Chaque fois qu’elle voudrait suivre les fées pour de folles aventures, elle se prend les pieds dans les feuilles, les branches, elle trébuche au décollage et loupe tous ses atterrissages…….elle ne trouve même pas de jolies chaussures à son pied !!!!
Elle est très triste et pleure beaucoup…….ses amies essayent de la consoler mais lorsque “Patatra” n’est pas là , elles ne peuvent s’empêcher de rire à gorge déployée…..
Un dimanche, toutes les fées décident de partir en forêt à pied pour que la fée aux grands pieds ne soit pas délaissée …….elles se baladent dans tous les recoins de la forêt qu’elles n’ont jamais explorés et passent un agréable moment….
De retour au village, la toute petite fée Ghélia manque à l’appel !!! c’est la plus petite d’entre elles et il leur est impossible de l’apercevoir en volant …….
le jour commence à tomber,
la nuit commence à se lever
et elles commencent à s’inquiéter !!!
Elles cherchent toutes une solution et se creusent la tête , en vain
Soudain, après quelques heures, elles aperçoivent la petite Ghélia qui rentre tranquillement……
Elle a eu très peur car elle s’est retrouvée seule dans l’immense forêt MAIS grâce aux empreintes de la fée aux grands pieds elle a retrouvé le chemin du village……
Toutes les fées du village acclament alors Patatra ,la fée aux grands pieds et on organise en son honneur une fête gigantesque qui bat son plein toute la nuit durant !!!
Dès le lendemain, la fée aux grands pieds, que ses amies ont cessé de surnommer Patatra ne se sent plus mal avec ses grands pieds et file chez le cordonnier pour s’offrir une magnifique collection de chaussures…SUR MESURE !!!!
FIN

Illustration de Grattouille
Texte de Geisha Line :
Pourquoi je suis tombé en achetant un service à thé à Grand-Maman
Non, monsieur l’Assureur, je refuse de prendre en charge les frais de porcelaine cassée, car je n’en suis en rien responsable. Je peux vous le prouver !
Tout cela, c’est de la faute de ce papillon !
Aveuglé par le soleil, le papillon a battu des ailes un huitième de seconde plus vite que d’habitude, ce qui a déclenché un léger vent qui a fait bouger un brin d’herbe, provoquant le sursaut d’effroi d’une souris passant par là, ce qui a réveillé le chat qui dormait sous un arbuste et l’a fait filer vers la cuisine de madame Michel qui, en apercevant son chat qu’elle croyait dévoré par le Père Lustucru, a lancé de grands cris de surprise, qui ont paniqué les voisins de madame Michel, les incitant à appeler la police qui a aussitôt débarqué dans un car de CRS, que les journalistes, n’ayant rien d’autre à faire, ont photographié pour titrer le lendemain à la une « Le peuple en révolution », ce qui a affolé le Président de la République, qui a convoqué le jour-même l’Assemblée Nationale en séance extraordinaire pour voter une loi contre les possesseurs de chats perdues, contre laquelle a protesté le Ministre de la Pêche, de la Chasse et des Animaux, qui a aussitôt démissionné, soutenu par le directeur de la SPA et les propriétaires de zoos municipaux, qui ont fait la grève en signe de solidarité, ouvrant les cages des animaux enfermés et libérant le vieil éléphant gris, qui s’est aussitôt rendu dans la boutique de porcelaine, dans laquelle je me rendais pour acheter un service à thé pour Grand-Maman, et qui y a eu un mouvement de trompe malheureux, et…
… Et patatras !
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06 mai 2009
Et patatras !

Si comme moi, vous avez deux mains gauches, ce sujet est pour vous !
Date de début et de fin : jeudi 7 mai jusqu'au jeudi 21 Mai.
Illustration : Une illustration par illustrateur.
Contrainte : Tout est dans le titre : Imaginez des chutes (Dans tous les sens du terme)
Texte : Un texte n'excédant pas 10 lignes par auteur.
Contrainte du texte: "Et patatras !" devra ouvrir ou fermer le texte.
Publication : Les oeuvres seront publiées sur le portail du forum de la Luciole, et sur le Blog de la Luciole
Pour poster : Tout se passe sur le Forum de la Luciole !
Illustration issue de l'album "Patatras !" de Philippe Corentin
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01 mai 2009
Lunette (s)
Voici un nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.



A Venise, une vieille tour se dressait autrefois à deux pas de la place Saint-Marc. Haut et tordue, c'était la demeure du grand astronome. «La seule maison du coin, disait les gondoliers, si sombre que son ombre n'a pas sa place dans le canal».
L'astronome était un homme instruit et plein de ressources. Il travaillait dur sur un instrument de son invention, un attirail de cuir et de verres savamment assemblés qu'il avait baptisé sélénamaximus. Quand l'astronome tournait son sélénamaximus vers le ciel, il voyait l'astre lunaire et ses cratères cent fois grossis. Observations précieuses dont il en tirait maintes prédictions; hauteur de la lagune, avenir des doges et âge du chapelier.
Depuis quelques jours, les gondoliers regardaient souvent la tour. «On ne savait pas qu'il y avait là la plus belle demoiselle du pays», sifflaient-ils l'air réjoui. Ils voulaient parler de Lucia, jeune nièce de l'astronome arrivée du Piémont, pas plus savante qu'un papillon.
Une nuit, Lucia qui s'ennuyait fouilla l'atelier et mis la main sur le sélénamaximus, Elle le tourna, le retourna dans tout les sens, et j'ose à peine le rapporter, le tint, en deux mots à l'envers. La lune lui apparut minuscule, plus fine que les épingles qui retenaient ses rubans.
- Oh Mon Oncle, s'écria-t-elle, comme c'est drôle, une petite lune, une lunette!
Et comme Lucia plaisait aux gondoliers, et que les gondoliers font la loi, l'instrument fut rebaptisé, sélénamaximus oublié.
Le mirage de la rainette ! - Texte et illustration de TivalLinette la rainette est une starlette
Un rien lui suffit pour être coquette
Négligeant un détail de sa toilette
Elle saute sur sa jolie trottinette
Traverse un champ de pâquerettes
Tout en poussant la chansonnette
Et tout à coup elle s' arrête tout net
Séduite par une girouette à casquette.

Mais la leçon de ce jour là était toute différente : il était question de reptiles, des êtres au sang froid, très hideux, souvent rampants et très astucieux. Est-ce ma correspondance animale ? se demanda alors Marc.
Et quand la maîtresse fit circuler des images, l'une d'elles attira l'attention de Marc et le sortit de son questionnement. On y voyait un cobra d'Inde, aussi appelé cobra à lunettes pour le double tatouage sur son dos et sur son ventre ; une belle et jeune charmeuse de serpent le charmait langoureusement et il ondulait au son de sa flûte.
Marc pensa alors que même s'il n'était pas accepté parmi ses camarades, le monde était vaste et qu'il y avait bien quelque part quelqu'un pour lui. Et depuis ce jour là, le garçon devenu homme cherche avec ardeur la personne qui saura faire vibrer son cœur.

Il installe la petite fille dans un grand fauteuil.
- Regarde l’écran et dis-moi ce que tu vois, demande le docteur.
- Un gros chat noir, répond Lila.
- Bien. Et là, continue le docteur.
- Un petit nounours, répond à nouveau Lila.
- Bien ! Et maintenant ?
- Une dame noire.
- Fort bien et cette fois ?
- Une maison noire.
Le docteur des yeux sourit et dit :
- Ferme les yeux Lila.
Il pose des verres devant les paupières closes.
- Je vais passer les diapositives à la suite. Ouvre les yeux et dis-moi ce que tu vois maintenant, Lila.
La petite fille regarde l'écran et annonce :
- Un gros chat roux ; un petit nounours vert ; une dame rose ; une maison bleue.
Le docteur des yeux s'exclame :
- Je suis très fier de toi Lila ! Mais autour de toi, comment est-ce ?
Lila regarde sa maman et une larme perle... Lila découvre sa maman sous un jour nouveau. Des joues roses, des yeux turquoise pétillants de malice derrière des lunettes arc-en-ciel, une robe violette et un chemisier jaune. Le docteur porte des lunettes orange.
Lila en choisira des roses parce que rose, c'est sa couleur préférée ! Et grâce à elles, elle verra le monde en couleur, comme tout le monde !







Nous n’avions aucun droit sauf celui de travailler, il nous était interdit de tourner la tête, d’aller aux toilettes et même de manger. Huit heures sans manger !
Un jour qu’il m’avait aperçu faisant un signe de la main à une autre ouvrière, il s’approcha de moi l’air vicieux, une remarque cinglante déjà prête dans la bouche, ses lunettes au bout de son nez. Mais à ce moment un manutentionnaire qui portait un lourd carton passa à côté de lui, le bouscula involontairement au moment même où il me demandait de me lever. Ses lunettes tombèrent sur le sol à la seconde où je me redressais et je posai le pied dessus comme par inadvertance.
J’entendis avec un plaisir immense le verre se briser. Toutes les machines s’arrêtèrent dans un silence de mort. Je pris un air désolé. Il hurla :
- Qu’est-ce que vous attendez ! Reprenez le travail !
Puis il m’ordonna de me rasseoir et ramassa ses lunettes tordues et aux verres brisés.
Les machines reprirent leur vrombissement et l’atelier retrouva son atmosphère de ruche. Mais le contremaître en même temps que ses lunettes avait perdu à tout jamais un peu de son autorité.
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26 avril 2009
Lunette(s)
Vous avez reconnu notre illustre Susie Morgenstern et ses fameuses lunettes !
Que diriez-vous de cogiter un peu sur ce thème en participant au nouvel exercice du Forum de la Luciole : Lunette(s) ?
Que vous soyez illustrateur ou auteur : pour en savoir plus, c'est ici.
L'exercice sera mis en ligne le 1er mai !
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13 avril 2009
Devine ce qu'il y a dans un oeuf ?
Voici un nouvel exercice du Forum de la Luciole Masquée.
Bon lundi de Pâques à tous !

Un monde mysterieux encore neuf
Inexploré et rempli de mille merveilles
Viens, écoutes moi, sors de ton sommeil
Il voyage depuis la nuit des temps
Emportant avec lui les sentiments
Mais aussi la vie, les rêves et pourtant
Il reste un symbole délicat et puissant
Dans mon oeuf tu trouveras c' est certain
Un monde unique parfois très enfantin
Et je serai toujours sur le bord du chemin
Pour t' offrir le plus tendre des câlins
On pourrait croire que c'est le monde, en miniature, de forme ovale
Empli d'une créature étrange qui ne pourrait que m'étonner.
J'en prends un, je l'examine, cela est tout nouveau pour moi.
Je le secoue, je le tâte, je le colle contre mon oreille pour écouter ce qu'il réclame
Mais je n'entends rien, mes yeux ne percent sa coquille de composition calcaire.
Ce qui s'y abrite est sans doute timide, ou endormi, attendant patiemment son heure.
Il est tout tiède, mes mains sont moites, je m'interroge sur le quoi faire.
Je le repose alors là où je l'ai trouvé ; j'attendrais pour la réponse,
Et je laisse la Vie suivre son cours...
« Peut être un minuscule dinosaure
Ou une tortue carnivore! »
Dit la petite Lucie.
« Peut être un feu d’artifice, ou une luciole,
Peut être une farandole! »
Dit le petit baptiste.
Il est rond, il est doux,
Il est blond ou roux.
Il est de toutes les couleurs,
Et même de toutes les saveurs.
Alors, y a quoi dans cet œuf ?
Attention il se craque !
Au milieu de la paille,
Une petite tête pleine de poils dorés,
C’est quoi cette petite chose avec ces pattes orangées ?
Ce n’est pas un dinosaure, ni une tortue carnivore !
Il vient, il picore quelques graines dans ma main.
Aie, il m’a pincé ! Vilain petite poussin !
Est le ventre fragile
D’une douce humaine.
Imperceptiblement, elle s’est fendillée
Mettant nos cœurs en émoi,
Délicate porcelaine.
Toute pâle dans son lit blanc
Ta maman attend paisiblement
En écoutant battre ton cœur
Petite océanienne.
Quand à ton papa, sur le ventre rose
Ses grandes mains il pose,
En murmurant avec douceur :
Attend petite sirène !
Mais quand tu seras là
Quelle joie ce sera.
Tes petits pieds de laine
Seront ceux d’une reine !
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26 mars 2009
Un rayon de soleil
Je lui ai dit : Calme-toi, assied-toi, parlons un peu ! Mais il ne m'écoutait pas.
Je n'aurais jamais dû le retenir contre son gré. Ses yeux étincelaient de colère : Jamais je n'oublierai le regard plein d'éclat qu'il me lança, brûlant au passage le mien. La dernière chose que je vis, avant de perdre la vue, fut mon rayon de soleil s'enfuir par le trou de la serrure.
Les rayons de soleil pointent le bout de leur nez.
Tout d’abord timidement,
Puis, plus fortement.
Les bourgeons, ainsi réchauffés,
Laissent éclatés leurs fleurs colorées.
Les oiseaux préparent leur nid,
Et caressent nos oreilles par des « cui cui ».
L’air ambiant est pur et frais,
Agrémenté de l’odeur d’herbe fraichement coupée.
C’est sûr, le printemps est enfin arrivé !
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09 mars 2009
Un petit coin de parapluie
Le petit coin de parapluie et l'escargot Christine
Il était une fois un petit coin de parapluie multicolore qui voyageait le long des chemins.
Lors de son aventure, il rencontra, un jour de pluie, un escargot.
-Pourquoi es-tu si triste escargot ? Il pleut, tu devrais être heureux !
-Je n'aime pas sentir sur mes antennes l'eau qui tombe. Dans ma famille, personne ne me comprend. Des fois, ils disent même que je ne suis pas un vrai escargot.
Le petit coin de parapluie eut alors une idée. Il se mit au-dessus de l'escargot.
- Tu vois, mon morceau est assez grand pour te servir de parapluie. Ainsi chaque fois qu'il pleuvra, tu pourras sortir comme les autres escargots sans recevoir les gouttes d'eau.
Depuis ce jour, grâce au petit coin de parapluie, escargot est heureux. Il ne se sent plus différent des autres.

Le parapluie perché Maëlia et illustration de San-tooshy
Il était une fois un p’tit coin de parapluie reconverti en … nid.
Tout avait commencé par une journée de pluie glacée. Madame Rikiki était sortie avec son parapluie gris. Mais celui-ci n’aimait pas la pluie et se lamentait tout au long du trajet. « Pourquoi suis-je né parapluie, moi qui adore le soleil, j’aurais du naître ombrelle ! » Un vent violent qui passait par là entendit le parapluie et décida de lui donner un coup de main pour changer le cours de son destin. Il souffla tant et si bien que le parapluie s’envola loin, loin, loin et se réfugia dans un p’tit coin.
Lui qui en avait assez d’être mouillé avait décidé de s’abriter entre les branches d’un cerisier. Afin de ne pas tomber, il s’était même retourné pour être bien accroché.
D’abord intrigués, les oiseaux avaient vite adopté ce parapluie perché, bientôt transformé en nid douillet. Finie pour lui la mélodie de la pluie, aujourd’hui le parapluie gris vit au milieu des gazouillis !
Un amour d'ombrelle L et illustration de Kymaneo
"Il était une fois, un petit coin de parapluie qui rêvait d'être un petit coin d'ombrelle. À chaque sortie –chaque jour de pluie– son regard se tournait vers la fenêtre du 2ème, où une ravissante ombrelle de couleur groseille attendait son heure de soleil.
Assurant, ondée après ondée, la protection de son propriétaire, il songeait avec regret qu'il ne connaîtrait jamais la caresse du rayonnement solaire…
Un jour de branle-bas général, il croisa avec surprise la demoiselle. On le fit attendre près d'elle, le temps que le temps révèle ses plans.
D'abord silencieux, il se jeta à l'eau et confia ses rêves inépuisables de chaleur et de lumière.
Elle l'écouta, attentive, puis lui parla de ses regrets à elle : Ah, être inondée de pluie… Se laisser rafraîchir, goûter aux ruissellements du ciel… Aimeriez-vous vraiment brûler sous des feux éternels ?
Dans un élan qui l'étonna lui-même, il se pencha et secoua sur elle les dernières gouttes de la veille. Elle les laissa couler, en fermant les yeux, le sourire aux lèvres. Le parapluie ferma les yeux aussi : à quelques centimètres de lui, irradiait une joue encore toute gorgée de soleil…"
Un coin de parapluie Fripouille et illustration de Sumi
Plic, ploc, a grosses gouttes, tombe la pluie.
Fripouille, la grenouille, reste à l’abri.
Elle a peur de se mouiller,
Et ne va pas avec les autres, danser.
Bruno, le crapaud, équipé d’un parapluie,
Va chercher son amie.
Fripouille le rejoint.
Et, main dans la main,
Ils sautent sur les nénuphars.
Mais, Plouf, ils tombent dans la mare.
Fripouille n’a plus peur de se mouiller,
Car elle est maintenant trempée.
Elle danse ainsi toute la nuit,
Et n’a plus jamais besoin de parapluie
Texte de Catibou et illustration de Zanapa
Il était une fois six petites souris qui s’appelaient Lilas, Rose, Pomme, Cerise, Clémentine et Bouton d’or. Perdues sous une pluie battante au milieu de la nuit, elles cherchaient en vain un abri. Elles aperçurent un parapluie oublié là et se jetèrent dessous : Elles firent un petit feu, se séchèrent puis s’endormirent. Le lendemain, quand elles ouvrirent les yeux elles virent que le parapluie avait six coins aux couleurs assorties à leurs prénoms. La lumière du soleil qui passait à travers chaque morceau de toile colorée du parapluie en prenait la teinte. Ravies les petites souris se mirent chacune sous la bonne couleur. C’était magique. Elles décidèrent de s’installer là pour de bon. Mais un matin le vent se leva, retourna le parapluie : Les souricettes sautèrent dedans pour l’empêcher de s’envoler mais elles étaient trop légères. Le parapluie s’envola pour de bon à travers les airs emmenant les six petites souris dans un grand voyage autour de la terre.
Texte de Twinkle et illustration de Saeko Doyle
Il était une fois un p'tit coin de parapluie, un coin tranquille et sans souci. Tout le monde le saluait, le libraire, le boulanger, et même le cafetier du coin. Il fallait le voir chaque matin, se replier discrètement, "garçon une noisette, un journal!" et il s'isolait dans un coin.
Voilà le soleil qui revient, et une ombrelle qui s'étale. Le parapluie regarde en coin la dentelière au doux parfum. "Voulez-vous ma belle dame, venir fureter dans les coins, au coin du bois, au coin du feu, sous un petit coin de ciel bleu?"
L'ombrelle a un sourire en coin. "Un parapluie, mais quelle audace! Allons monsieur filez au coin et surtout ne faites pas de foin".
Le p'tit coin d'parapluie a soudain un grand chagrin. Que faire, sinon partir au loin, connaître les cales, coins et recoins? Une fois, deux fois, même trois fois, sentir tomber la pluie d'autre pays, et au quatrième coin du monde, trouver un gentil p'tit quartier, avec un libraire, un boulanger, et une jolie cafetière?
Le vent de l'aventure l'étreint. Cesse de rêver dans ton coin, parapluie vole au loin et ne regrette rien. Un rire au coin des lèvres vaut bien un p'tit chagrin.
Texte d'
*Alice* et Illustration de Kaji
Il était une fois un petit coin de parapluie
Où s’embrassaient une fille et un garçon
Qui savaient bien qu’un petit coin de paradis,
Ça peut très bien être rond.
Texte de *Lilie*
Il était une fois une petit coin de parapluie qui, après un jour tout gris, se mourait d'ennui. Il était très déprimé et passa sa soirée à pleurer. Ses grosses larmes dégoulinaient sur le parquet ciré de l'entrée où on l'avait abandonné.
Un imperméable, qui lui aussi ruisselait, lui dit ceci pour le réconforter :
« Toi et moi sommes semblables, nous sommes corvéables et serviables. Nous protégeons nos propriétaires pourtant bien peu agréables : ils ne cessent de grogner lorsqu'ils doivent nous porter mais débordent de gaieté quand arrive l'été et qu'il est temps de nous ranger. Nous sommes des mal-aimés. Mais désormais les choses vont changer. Toi et moi on peut vivre une belle amitié, si tel est ton souhait. Nous affronterons les saisons, le vent, la pluie, puis l'abandon, mais toujours ensemble au diapason. Nos deux vies s'écouleront à l'unisson »

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