21.07.2008

Non au free pitching

Bosser pour rien.jpgLe “free pitchings” c’est une factulté qu’ont les graphistes et designers de répondre à des appels d’offres non rémunérés. L’Alliance graphique internationale AGI, lance cet Appel.

L'AFD, L'association française des designers dit non aux idées gratuites: ici.

11.07.2008

L'appel pour le livre

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Face aux menaces contre le prix unique du livre, les professionnels et les lecteurs se mobilisent.

Des amendements proposés par des députés de la majorité parlementaire lors de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie ont ouvert un large débat sur la loi du 10 août 1981 relative au prix du livre, dite « loi Lang ». 

Pour suivre le débat et signez cet appel, visitez le blog: APPEL POUR LE LIVRE

Intervieuw de Monsieur Benoit Bougerol, Président du SLF

21.06.2008

Le salaire des graphistes et illustrateurs

Voici des petites enquêtes très intéressantes et qui permettent de se faire une idée. Ces enquêtes datent de 2002, 2003, et 2004, il faudrait trouver un coef multiplicateur pour le coût de la vie en 2008.

Source: Création Numérique.

Revenus mensuel brut - salaire et honoraires : illustrateur (en 2002)

 

Débutant
Confirmé
Sénior / Expert
610 à 1200 euros / mois
1 500 à 2 200 euros / mois
2 200 à 4 500 / mois
Honoraires : 150 à 500 euros HT / jour
Estimation de salaires et honoraires réalisée à partir d'une enquête auprès de 200 supports d'offre d'emploi presse et Web - source : Création Numérique 11/2002

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19.06.2008

Pourquoi la politique salariale des métiers de l'infographie en France est-elle au point mort ?

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Photo Daniel Caillet. 

À quand les artistes sur le pavé ? Voici un article qu'il faut lire et relire. (Merci Ange).

Auteur: Sébastien Chort. Pour le site 3DVF 

Extrait: Le marché du travail est saturé ?

" Alors là, forcement, je vais avoir du mal à dire le contraire, le nombre d'étudiants débarquant sur le marché est faramineux et s'ajoute à un nombre croissant d'autodidactes. Le développement des écoles et autres formations de 3d a littéralement noyé le marche, même si cela a offert des débouchés aux pros pour gonfler leur revenu ou totalement se recycler dans le professorat, l'effet sur les salaires semblent avoir été globalement négatif. Cette affluence permet à de nombreux recruteurs peu scrupuleux de jouer sur la corde de la passion et de proposer un travail dans l'industrie du rêve pour un salaire de misère. Tant que quelqu'un sera toujours prêt à accepter et disposant de compétences suffisantes.
Cette spirale par ailleurs a tendance à amoindrir la qualité des productions sur le moyen terme.
Cela dit le tableau n'est pas si noir, la quantité de travail a augmenté, certes pas assez pour absorber tous les demandeurs d'emplois, mais suffisamment pour ralentir la machine: Par exemple de 2004 à 2005, la masse salariale globale a subit une hausse de 40% (de 30 ME à 43 ME) dont 61 % de hausse sur les intermittents.

Je suis toujours frappé par le manque d'informations des nouveaux venus dans le métier concernant les conditions de travail et les prétentions salariales (c'était mon cas à l'entrée sur le marché). A ce titre je conseille à tous de jeter un oeil sur la convention collective qui régie le secteur et aligne une grille de salaires minimum suivant les secteurs du métiers. Cette convention est étendue donc applicable a tout le secteur."...Lire la suite : ici

Pour info: Voici la Convention Collective de l'Edition: Convention collective.

19.05.2008

Le Monde du Livre

261500248.jpgPhoto by Olivier Théreaux

Le monde du livre est souvent un monde complexe pour les illustrateurs débutants, voici un site qui explique clairement l'organigramme de ces intervenants, mais aussi qui donne quelques conseils pour bien cibler un éditeur.

À consulter d'urgence pour tous ceux qui ne savent pas ce qu'est un diffuseur.

C'est ici: Association la feuille et la plume

05.03.2008

Petite enquête : combien vaut votre journée de travail ?

1281850505.jpgEt oui, on nous paye souvent au forfait : X illustrations = X euros + X % de droits.

Mais normalement, il faudrait évaluer notre temps horaire ou temps journalier afin de mieux apprécier la valeur de notre travail.

A vos calculatrices !

Le débat continue aussi sur le forum Ricochet: ici

Voici quelques liens pour se documenter:

Quel tarif pratiquer pour un indépendant.

Devis et tarifs. 

Estimers le coût d'une intervention pour un développeur freelance.

Un grand merci à Ange pour les liens.

17.02.2008

Quel cadre juridique choisir?

 Source: Site KobOne et rédigé par infotravail: ici

I/CHOISIR UN CADRE JURIDIQUE

Travailler en free-lance, en solo, bref faire le choix de travailler en tant qu'indépendant...
Oui, mais comment ? Sous quelle forme ? A quel prix ? Après quelles formalités ?

1/L'entreprise individuelle (EI)
Encore appelée entreprise en nom propre, c'est la forme juridique la plus répandue de travail individuel. Aucun capital de départ n'est nécessaire. Elle convient aux entreprises et activités nécessitant un faible investissement de départ et comportant de faibles risques. Ici en effet la personne engage ses biens propres.

2/L'entreprise unipersonnelle a responsabilité limitée (EURL) Cette entreprise prend la même forme que la SARL et s'adresse aux indépendants souhaitant développer seul leur entreprise. Elle ne demande pas de capital de départ minimum (avant un minimum de 7500 euros était imposé). Une EURL peut donc avoir un capital de 1 euro !!! Les biens propres du travailleur sont donc en principe protégés du fait de la constitution de la société qui fait office « d'écran ».
Atténuation :
            -il est risqué de se lancer sans capital de départ...
            -les banques demandent très souvent une caution sur les biens personnels ce qui revient au final donc à engager ses propres biens dans la société
            -quelques formalités d'inscription ont tout de même un prix                                

3/Autres formes juridiques Il existe d'autres formes juridiques de sociétés, mais celles-ci sont inappropriées au travailleur qui souhaite se lancer seul, en « free-lance ».

Ex : la Société Anonyme nécessite un capital de départ de 37 000 euros et repose sur de lourdes formalités (élection d'un Conseil d'administration, commissaire au comptes, etc.). Elles doit générer un chiffre d'affaire important (305 000 euros dans les services et 762 000 dans le commerce et l'industrie).

Pour ces raisons, nous ne nous attarderons pas à une étude plus poussée de ce type de société inapproprié au métier d'infographiste notamment.

AVANTAGES DU FREELANCE

-Réelle autonomie : pas de compte à rendre de son activité professionnelle
-Libre gestion de l'emploi du temps
-Développement d'une clientèle propre
-Possibilités d'obtenir des aides financières
-Facilité de développement de par les possibilités offertes actuellement par les nouvelles technologies de l'information et de la communication

LIMITES ET INCONVENIENTS DU FREELANCE

-Formalisme administratif et comptable très complexe
-Risque économique et financier
-Couverture sociale diminuée
-Absence de couverture chômage (sauf gérant minoritaire SARL)
-Gestion délicate du temps (nécessité d'une très grande disponibilité, répartition entre prestations et charges administratives)
-Solitude, isolement professionnel
-Difficultés de recherche de la clientèle

CHARGES ET FORMALISME DU  FREELANCE

1/Formalités de constitution
Il faut s'adresser au CFE pour remplir les imprimés PO ou MO et TNS (travailleurs non salariés).
C'est le CFE qui transmet à l'Insee et au Centre des impôts, mais pour gagner du temps, il est recommandé de s'adresser directement à ces structures :
-le Centre des impôts délivrera plus rapidement les formulaires
-l'extrait K bis sera obtenu plus rapidement des greffes du tribunal de commerce

Prix des formalités en cas de constitution de société (EURL, SARL et autres sociétés)  :
-immatriculation au registre du commerce et des Sociétés:environ 60 euros (pour artisan, immatriculation au répertoire des métiers : environ 100 euros + stage de gestion : 190 euros)
-frais de publication dans un journal d'annonces légales : environ 150 euros

II/Obligations sociales

1/Entreprise individuelle et SARL avec gérant majoritaire non salarié
- A défaut de nouvelles de l'Urssaf une semaine environ après immatriculation, il est préférable de se manifester, faute de quoi le remboursement des frais médicaux ne pourra être obtenu.
-1er versement et périodicité des cotisations sociales : Le travailleur indépendant et le gérant majoritaire sont des travailleurs non salariés. Ils doivent, chaque trimestre ou chaque semestre, suivant les caisses, verser des cotisations sociales dont le montant est fixé forfaitairement, même s'ils n'ont pas encore perçu le premier encaissement. (beaucoup de créateurs se plaignent de devoir payer avant même d'avoir pu encaisser un centime).
Le forfait est toutefois adapté à une activité faible et d'un montant très modeste.
-Régularisation : Au moment de la régularisation (souvent la 3ème année, après la constatation du décollage du chiffre d'affaires, qui intervient généralement pendant le deuxième exercice), le créateur doit verser une somme complémentaire dans la mesure où il n'a pas suffisamment cotisé. Cette régularisation peut être coûteuse. (utilité d'une provision au cours de la 2ème année). Si le 3ème exercice est moins bon que le deuxième, le créateur aura des difficultés à payer sa dette, mais il reste possible d'obtenir des délais de paiement de la caisse.


2/SARL gérant minoritaire salarié
Bénéfice du régime social salarié : paiement des charges sociales au fur et à mesure de la perception des rémunérations

III/0bligations fiscales et comptables
(SARL et Entreprises individuelles sans distinction)

a)Déclaration de TVA

Les administrations s'adresseront spontanément au créateur, mais c'est à lui de préférence de se manifester auprès de son centre des impôts pour sa première déclaration de TVA. (A défaut, attente du formulaire peut faire perdre 2 ou 3 mois).

Le créateur doit faire sa 1ère déclaration de TVA :
-sur le pré-imprimé de TVA fourni par le centre
-à défaut, sur une feuille libre où il précise depuis quand il exerce et payer la taxe qu'il a collectée et s'il a choisi dans le PO ou le MO d'effectuer ses versements tous les mois ou tous les trimestres.
A défaut de déclaration dans les temps, il y un risque de pénalité de 10 %.

Le créateur doit connaître le taux de TVA auquel l'activité est soumise.
En principe, le consultant (notamment en tant qu'infographiste) est prestataire de service et donc soumis au taux de 20,6 %.
Attention :
-un redressement peut conduire au dépôt de bilan
-commencer une activité en décembre oblige à payer la taxe professionnelle sur l'année écoulée

b)Impôt sur le revenu ou impôt sur les bénéfices ?

Le bénéfice dégagé par l'activité sera taxé :

-à l'impôt sur le revenu (IR) pour le travailleur indépendant, l'EURL (sauf option pour l'IS) et la SARL de famille.
En effet, si est constituée une société mais que l'IR est plus avantageuse (ex : tranche basse grâce au quotient familial), mieux vaut choisir l'EURL ou la SARL de famille (imposée à l'IR), constituée, par exemple, avec son conjoint.
Le commerçant ou artisan est imposé aux BIC (bénéfices industriels et commerciaux), tandis qu'en tant que profession libérale, le consultant est imposé aux BNC (bénéfices non commerciaux).

-à l'impôt sur les sociétés (IS) pour la SARL (sauf SARL de famille), la SA et la SAS.
Le célibataire imposé « plein pot » à l'IR a intérêt à choisir une forme juridique imposée à l'IS.
-le taux normal est de 34,33
-le taux réduit est de 15,45 % pour les sociétés qui réalisent un chiffre d'affaires inférieur à 7 630 000 euros et dont le capital est entièrement libéré et détenu pour 75% au moins par des personnes physiques (ou par une société détenue à 75% au moins par des personnes physiques).
-une imposition forfaitaire annuelle (IFA) d'un montant minimal de 762,25 euros est possible si la société imposée à l'IS ne dégage pas de bénéfices la 1ère année et si le chiffre d'affaires est compris entre 76 224,51 et 152 449 euros.

Il existe 3 systèmes différents d'imposition :
-La micro-entreprise : elle permet de déduire un pourcentage du chiffre d'affaires au lieu des charges réelles. Ce régime concerne surtout les entreprises individuelles car il ne s'applique qu'en dessous d'un volume d'affaires très bas. Son principal intérêt est d'éviter d'avoir à tenir une comptabilité : un livre des recettes suffit.
-Le régime réel normal : il oblige à tenir 3 journaux : la trésorerie, les achats avec les dettes fournisseurs, et les ventes avec les créances clients.
-Le régime réel simplifié :il suffit de tenir à jour les recettes et les dépenses, et de régulariser en fin d'année les créances et les dettes.

11.02.2008

Le droit fixe, c'est quoi?

Manifeste

Aujourd'hui l'économie du livre, très active, repose plus que jamais sur la concentration de l'édition et de la distribution, sur le marketing effréné et sur la recherche de profits maximums et immédiats. Pour cette raison, l'essor de cette économie ne profite pas  à tous. L'écart s'est notamment creusé entre les bénéfices engrangés par un petit nombre autour de la vente des best-sellers, et les revenus de la grande majorité des auteurs et des illustrateurs(1).  Les livres de ces derniers, à l'espérance de vie de plus en plus courte et aux ventes de plus en plus faibles, sont relégués aux confins du marché. Ces ouvrages n'ont alors pour fonction que d'effectuer un aller-retour dans la chaîne du livre pour alimenter des trésoreries – et incidemment celle de l'auteur ou de l'illustrateur, mais sans aucun rapport avec une juste rémunération de sa création.  Parallèlement s'est développé un circuit de vente en clubs et en solderies, où le droit d'auteur est soumis aux remises les plus drastiques, quand il ne disparaît pas complètement.

Ces règles du jeu, orchestrées par l'intransigeant « compte d'exploitation », sont imposées par des actionnaires à qui appartient une bonne partie du monde de l'édition. Elles s'appliquent à tous, même aux éditeurs qui voudraient qu'il en soit autrement. Elles obligent les auteurs et les illustrateurs, s'ils veulent vivre de leur création, à toujours produire davantage, et de manière toujours plus uniforme, au détriment de la maturation des oeuvres, de leur diversité et de leur qualité.

Il est bien évidemment normal que les revenus d'un auteur ou d'un illustrateur dépendent de ses ventes. Mais aujourd'hui nous disons que le système actuel de répartition du prix du livre, trop soumis au dictat du marché, ne permet plus la juste rétribution de la création.

Avec ce système, le calcul du prix du livre et de sa répartition intègre les coûts structurels et matériels incompressibles des uns et des autres : coûts d'impression, de publicité, de représentation, de distribution, de stockage, de loyer, de salaires… En revanche, on n'évalue pas  le coût de la création ni les besoins de l'auteur ou de l'illustrateur pour établir la part qui va leur être concédée. Sauf quand l'auteur ou l'illustrateur peuvent jouer de leur notoriété et de leur succès, le droit d'auteur, c'est ce qui reste quand chacun s'est remboursé en dégageant une marge plus ou moins grande. Et quand le marché impose ses exigences, c'est le droit d'auteur, toujours compressible d'une manière ou d'une autre, qui en subit les conséquences. La seule protection de l'auteur ou de l'illustrateur dans ce système, c'est l'à-valoir. Cette protection est cependant à double tranchant : elle est souvent prétexte à la faiblesse du taux du droit d'auteur.

C'est pourquoi nous en appelons aujourd'hui à la mise en place d'une LOI instaurant UN DROIT D'AUTEUR FIXE ET GARANTI, qui s'ajoutera au droit d'auteur proportionnel, et qui assurera un seuil de rémunération correct pour tout exemplaire vendu.

Nous demandons :

- que ce droit fixe soit inclus dans le prix du livre quel que soit le lieu de vente (librairies, ventes ou éditions « club », ventes en solderie, ventes spéciales),

- que ce droit fixe soit indexé sur le coût de la vie,

- que ce droit fixe soit soustrait du prix du livre avant tout calcul de répartition,

- que ce droit fixe soit normalement imposable pour l'auteur ou l'illustrateur, mais soustrait du prix du livre pour toute imposition concernant les autres acteurs de la chaîne du livre,

- que ce droit fixe soit collecté de la même manière que le droit proportionnel,

- que ce droit fixe soit réparti entre les éventuels co-auteurs ou auteur et illustrateur au prorata des taux de leurs droits proportionnels.

Afin qu'à terme ce droit fixe ne se substitue pas insidieusement au droit proportionnel, nous demandons également à ce que soit créé un OBSERVATOIRE MULTIPARTITE DU DROIT D'AUTEUR chargé de veiller à l'évolution des taux du droit proportionnel.

Nous sommes conscients que l'instauration de ce droit fixe pourra se traduire par l'augmentation du prix du livre - en proportion parfois importante pour les livres vendus à très bas prix. Mais nous posons la question : qu'est-ce que le prix du livre s'il ne permet pas la rémunération de la création; qu'est-ce que le prix du livre s'il méprise son auteur ou son illustrateur ?

Le souci de limiter cette hausse du prix du livre nous a cependant conduits à évaluer le montant du droit fixe garanti  à 0,50€  par exemplaire vendu.

0,50€  pour une juste reconnaissance et une juste rémunération de toute création, quelle que soit  l'évolution de  la valeur marchande du livre.

0,50€  qui manquent aujourd'hui.

0,50€ qui favoriseront demain la diversité de la création en permettant à davantage d'auteurs et d'illustrateurs de mieux en vivre.

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09.02.2008

Ils se battent pour nous !

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Les membres de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, mènent un combat pour nos droits, il faut que nous en soyons informés, afin de ne pas laisser passer certaines choses:

- Contre le paiement au forfait: ici

- Récupérer ses droits d'auteur: ici

- Droit de passe et droit de préférence: ici

etc...

03.01.2008

Top 10 des bobards racontés aux infographistes naïfs

76659599fe76839f99ddb68085b36ad7.jpgA lire absolument avant de se jeter dans l'océan ! Bonne année 2008.

Merci à Marie///Julien pour cet article.

 

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