02 novembre 2009
Le marché du livre : Traditionnel
Voici un schéma simplifié des principaux acteurs du marché du livre et leurs pourcentages respectifs sur la vente d'un ouvrage. Attention ! Ce sont des moyennes. En effet, tout peut varier : Selon le devis de l'imprimeur, la négociation des auteurs, la remise accordée par le diffuseur au libraire, le coût de la distribution...

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27 août 2009
Guide des aides destinées aux auteurs
Suivez le lien suivant : Guide des aides destinées aux auteurs
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10 juillet 2009
L'Union nationale des peintres illustrateurs

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25 juin 2009
Comment bien lire un contrat

Sur le site de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, Antoine Gitton nous enseigne quelques petites choses importantes qui constituent un contrat d'auteur : les clauses spéciales, les termes juridiques...À lire impérativement en suivant ce lien.
Merci la Charte !
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10 mars 2009
Le secteur du livre: chiffres clés 2007-2008
Chiffres clés du livre 2007 - 2008 Synthèses établies par l’Observatoire de l’économie du livre (DLL/CNL)
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08 mars 2009
Qu'est-ce qu'un auteur ?
Un film réalisé par Joris Clerté et Joyce Colson
écrit par Anne Jaffrennou
graphisme et animation Joyce Colson
voix : François Rollin
studio d’enregistrement& mixage : Tabaskko / Bruno Guéraçague
sound design : Jean-Baptiste Lévêque
conformation & étalonnage : Stéphane Jarreau
production exécutive : doncvoilà / Virginie Giachino - 2008
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31 octobre 2008
Réduction des délais de paiement
Je me fais le relais d'une nouvelle tentative de transformation de l'économie du livre, voici le communiqué rédigé par les quatre grands syndicats garants de cette économie : Le SNE, SGDL, SLF et le SDLC ( Les éditeurs, les auteurs, les libraires et les distributeurs).
La loi de modernisation de l’économie (LME) du 4 août 2008 prévoit que les délais de paiement entre clients et fournisseurs ne pourront dépasser, dès le 1er janvier 2009, 45 jours fin de mois ou 60 jours à partir de la date d’émission de la facture.
Cette mesure est tout simplement inadaptée à l’économie du livre qui repose sur des cycles d’exploitation lents car la création littéraire a besoin de temps pour trouver son public. Le livre ne doit pas être transformé en produit de consommation courante périmé au-delà de 45 jours !
Raccourcir les délais de paiement, c’est réduire la durée de vie des livres en librairie et, par conséquent, favoriser les titres de grande diffusion au détriment des ouvrages de création. C’est également remettre en cause les effets bénéfiques du prix unique du livre qui régule ce secteur et grâce auquel le livre a pu échapper jusqu’à présent à la standardisation. Le livre n’est en effet pas un produit comme les autres. Œuvre de l’esprit avant tout, il est essentiel d’en préserver la diversité.
C’est pour défendre ces équilibres que les éditeurs consentent aujourd’hui aux libraires des délais de paiement particulièrement longs (entre 95 et 100 jours en moyenne).
Tout le monde y a intérêt : les auteurs et les éditeurs voient leurs livres exposés plus longtemps en librairie, les libraires peuvent accepter plus de livres et notamment des livres moins connus, plus exigeants et à rotation plus lente, enfin les lecteurs ont un choix plus large et bénéficient des conseils de nombreux libraires de proximité.
L’application de cette mesure au livre aurait des conséquences particulièrement graves :
- Risque de faillite rapide de nombreuses librairies et, par voie de conséquence, de nombreuses maisons d’édition, notamment celles de petite taille engagées dans une création littéraire exigeante ;
- Réduction de la diversité des livres proposés en librairie et best-sellerisation de l’offre éditoriale ;
- Atteinte indirecte à la création littéraire et marginalisation accrue des auteurs, toutes catégories de livres confondues ;
- Remise en cause des fondements de la loi de 1981 sur le prix unique du livre et des politiques publiques conduites dans ce secteur par l’Etat et les collectivités locales.
L’obtention de la dérogation temporaire prévue par la loi, qui prévoit une réduction par paliers des délais de paiement jusqu’à un alignement complet sur 45 jours en 2012, est indispensable afin d’éviter, dans un contexte de crise financière qui compromet tout recours à des facilités de paiement ou à des crédits externes, une déstabilisation radicale du marché du livre à très court terme. Mais cette dérogation ne réglera rien à moyen terme et sur le fond car elle ne fait que lisser dans le temps la menace d’asphyxie de la création et de l’économie du livre.
C’est pourquoi nous, créateurs, professionnels du livre et acteurs de la diversité culturelle, demandons que le livre puisse bénéficier d’une exemption lui permettant de maintenir des délais de paiement adaptés à ses spécificités culturelles et économiques.
Serge Eyrolles (Président du SNE), Alain Absire, (Président de la SGDL), Benoît Bougerol (Président du SLF) et Laurent Fiscal (Président du SDLC)
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11 octobre 2008
Tarifs
| Editeur/Collection | Quoi ? | Droits ? | Avance ? |
| Mango Bibliomango | 16 illustrations couleur de formats variables (parfois juste cabochon) + couverture | 5 % | 1372€ |
| Nathan fiction de crocoscope | 15 illustrations couleur de formats variables (parfois juste cabochon) | - | 2591€ |
| Nathan Encyclopédie | 8 petites illustrations couleurs pour une dble page d'encyclopédie | - | 533€ |
| Magnard Scolaire | 20 petites illus couleur pour un recueil de poésie | - | 1219€ |
| Mango | Album auteur illustrateur | 8 à 6 % | 2515€ |
| Albin Michel | Album auteur illustrateur | 6% | 2515€ |
| Hatier | 1 illustration pour une couverture de livre scolaire | - | 600€ |
| Bayard éditions | 15 illus couleur petits formats (parfois juste cabochons ) | 0,5% | 1372€ |
| Pastel | Auteur d’album | 2% | 700€ |
| Nathan | Auteur d’album | 4% | 450€ |
| Hatier | 15 petits dessins couleur pour un manuel scolaire | - | 533€ |
| Ecole des Loisirs et Pastel | Album auteur illustrateur | 6% | 304€ |
| Bayard Presse | pour approximativement 2/3 planches mais variable en fonction de la revue. | - | 750€ |
| Fleurus | 1000 et 1 histoires, 2 pleine pages et 3 cabochons couleur | - | 671€ |
| Flammarion-Père Castor | texte uniquement | 6% | 600€ |
| éditions Play-Bac | illustrations de 10 décors de 40 x 20 cm pour un imagier de la maison | 0% | 1200€ brut |
| Bayard | 20 illustrations couleur de tailles différentes dans un collectif | - | 3000€ brut |
| Editions Didier jeunesse | Album auteur illustrateur | 6% | 2100€ |
| Édition Hemma : | recueil d'histoires, collectif | - | 170€ la page simple |
| Alice éditions | Album | 8% | 1250€ |
| Mijade | Album | 5% | 2000€ |
| Ed Rocher | Album | 5% | 1600€ |
| Balivernes | Album | 4,5% | 2500 € |
| Bower Jeunesse | Illustrations album 32 pages | 5% | 1500€ |
N'hésitez pas à participer afin de mettre à jour ce tableau !
* Tableau réalisé grâce aux témoignages d'auteurs et illustrateurs sur le Foum Ricochet.
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11 août 2008
Les affaires sont les affaires !!!
Source: le blog richissime de Vincent Dutrait (Illustrateur BD et jeunesse de grande qualité )
"... A propos des droits d’auteur, des paiements...
C’est une question qui, il me semble, concerne l’édition jeunesse et la Bd. Je vais partir d’un exemple simple. Disons que la réalisation d’un album illustré par un illustrateur coûte - dans l’absolu - 9000€. Un calcul d’apothicaire (je précise), temps de travail, formats, matériel, recherches. Je sais bien qu’on peut difficilement calculer ainsi mais estimons la valeur réelle de ce travail à 9000€, ok ? Un peu comme si on commandait une peinture à un peintre ou plus terre à terre, comme si on achetait une chaise à un artisan, on paye en sortant du magasin.
Je poursuis et détaille le processus. Généralement un éditeur, pour ce genre de projet, propose une avance (par exemple 5500€ en plusieurs fois, une partie à la signature du contrat et le reste à la remise des illustrations) plus un pourcentage de 3, 4 voire 6%, un équilibre à négocier. L’illustrateur commencera à toucher des droits quand les ventes auront atteint l’équivalent de 5500€ en pourcentage. Ca prend généralement quelques années et en imaginant que le livre se vende comme il se doit et fasse sa vie normalement, le travail de l’illustrateur sera un jour payé « à sa juste valeur » (ce n’est pas vraiment le terme approprié mais je n’ai pas trouvé mieux). Donc plus ou moins rapidement et les 9000€ de « départ » seront atteints. Et si le livre cartonne, l’illustrateur pourra même faire du « bénéfice ». Vous suivez ?
Mais hic, là où ça coince maintenant, il me semble, c’est que la situation de l’édition change ou a changé. J’en ai parlé souvent avec des amis éditeurs, il y a une telle production que les libraires ne peuvent plus stocker les livres, les vendre « comme il faut », les laisser quelque temps sur les tables et ne pas les faire disparaître tout de suite dans les rayons ou dans les bacs. Par exemple, pour les fêtes de fin d’année, certains libraires n’ouvrent plus les cartons en provenance des éditeurs après la fin novembre, les tables et rayons étant déjà surchargés. Un éditeur doit donc publier le livre bien en amont, en septembre ou octobre pour espérer s’assurer une place au soleil, bien visible, jusqu’à la fin de l’année. Voici un extrait :
«…Mais le livre de jeunesse souffre des mêmes maux que le reste de l’édition. En premier lieu, la propension à la surproduction: 10485 titres nouveaux en 2006, alors qu’en 1990 on n’en comptait que (si je puis dire) 7245. Soit 45% de hausse ! La qualité y gagne-t-elle ? On craint d’en douter. La visibilité est mécaniquement réduite pour la plupart des titres. Face au trop-plein, le libraire excédé est tenté de privilégier les séries, les titres déjà familiers. Il faut savoir que, selon le SNE, 30 licences font un quart des ventes de livres pour la jeunesse: les “Petit ours brun”, “Nana”… et, bien sûr, “Harry Potter”. De même, comment ne pas céder à la tentation d’accorder plus d’importance aux livres à retombées multiples ? Cartables, trousses, crayons, jeux, gadgets, tout y passe. Rentabilité assurée. Effort minimal…»
Ensuite gros retours chez l’éditeur, ce que je constate sur les relevés de droits d’auteur en mars. Il me semble que cette situation, finalement, pénalise la vie d’un livre et limiter sa visibilité, sa diffusion. De fil en aiguille, le travail de l’illustrateur ne sera peut-être jamais payé « à sa juste valeur », ou peut-être, qui sait, dans dix ans.
J’en ai déjà subi les conséquences. Il y a quelques années je m’étais occupé d’une série de gros romans pour jeunes lecteurs, on me l’avait présenté comme une alternative à Harry Potter. Apparemment les budgets étaient limités et on m’avait proposé de « petites » avances et des pourcentages en m’assurant que je devrais toucher pas mal sur les ventes. Finalement, il me semble qu’Harry a eu raison de cette série. Je n’ai jamais touché un centime de plus et maintenant je reçois des lettres pour acheter les stocks à prix réduits avant la mise au pilon…
Autre exemple pour un album grand format, j’avais touché dans les 2500€ d’avance, un peu riquiqui vu l’ampleur du travail. J’ai réalisé le livre il y a quelques années en arrière et je n’ai à ce jour pas touché un centime de plus. Artistiquement ce fut une réussite mais financièrement ce n’est pas encore tout à fait ça…
Puis la trilogie sur le fantastique chez Casterman qui me permet de toucher des sous presque dès la première année ! Succès, ventes des droits à l’étranger, édition dérivée, etc. Ca commence tranquillement mais sûrement. Je pense que là, l’équation fonctionne plutôt bien, un bon équilibre entre ce que j’ai mis au point avec l’éditeur pour la réalisation des livres, leur diffusion et leur exploitation. Chacun fait son boulot honnêtement et chacun y trouvera son compte au fil du temps, j’imagine.
Et dernier exemple avec un projet d’album où je touche tout de suite une grosse avance (au-delà de 8000€) plus 3%. Pour le coup, je ne suis pas près de voir des pourcentages avec une telle avance mais au moins, je « rentre dans mes frais », si je puis dire.
J’en viens à ma conclusion. Est-ce que finalement, à l’heure actuelle, la dernière proposition ne serait-elle pas la plus favorable à l’illustrateur ? Une grosse avance serait une certaine forme de garantie ? Cela permettrait à l’illustrateur de ne pas subir les aléas et fluctuations du marché. Est-ce que finalement aujourd’hui, compte tenu de la situation en librairie, ne serait-ce pas risqué voire dangereux pour un illustrateur de miser sur les ventes du livre pour espérer être « payé à sa juste valeur » ? C’est remettre son avenir financier entre les mains de l’éditeur qui va gérer plus ou moins bien la diffusion et la pub du livre et dans celles des libraires qui influeront sur la vie du livre en fonction de l’évolution du marché, non ? Est-ce que les contrats proposés actuellement sont encore d’actualité, bien adaptés ? Est-ce que finalement à l’avenir les illustrateurs n’auraient pas intérêt à exiger des avances musclées pour remplacer un hypothétique succès ou éviter de fâcheux désagréments ?... A méditer."
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21 juillet 2008
Non au free pitching
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Le “free pitchings” c’est une factulté qu’ont les graphistes et designers de répondre à des appels d’offres non rémunérés. L’Alliance graphique internationale AGI, lance